Brainsonic s’appuie sur Microsoft Azure et gagne en flexibilité

Brainsonic s’appuie sur Microsoft Azure pour optimiser la qualité de service de sa plateforme de gestion de contenus numériques et gagner en flexibilité

en 2013, l’éditeur a migré son infrastructure de Digital Asset Management vers Microsoft Azure. Objectif : mieux gérer la montée en charge de ses plateformes et optimiser la maîtrise des coûts. Pionnière, la société utilise les services multimédias de Microsoft Azure et mixe les fonctionnalités du Cloud public à ses propres processus afin d’offrir à ses clients un service plus réactif et de meilleure qualité.

Témoignage

Fondée il y a 10 ans, Brainsonic propose à ses clients de renommée internationale, tels L’Oréal, Axa, Canal+ ou encore… Microsoft, des solutions pour gérer et diffuser leurs contenus multimédias. Sa solution de Digital Asset Management (DAM) a été développée dans cette perspective. Régulièrement actualisée, son architecture repose sur des technologies hybrides : .NET pour la partie transformation des contenus multimédias (ou « ingest ») : encodage, résolution, etc.) ; Open Source pour la gestion des contenus, avec des fonctionnalités avancées pour administrer le cycle de vie selon différents critères (géographiques, réglementaires, etc.).

Le besoin : monter en charge en maîtrisant les coûts
« Windows est depuis longtemps l’environnement le plus riche dans le domaine des codecs vidéo, .NET s’est donc imposé dès le début pour la partie encodage de notre infrastructure, qui permet aux clients de charger leurs contenus multimédias sur notre plateforme avant qu’ils soient adaptés à la publication sur différents canaux, explique Julien Fauvel, VP Brainsonic Platforms. Côté management des contenus, nous nous étions orientés vers des solutions Open Source, pour des raisons de coût principalement. Il était donc important, dans nos récents développements, de cibler un environnement prenant en charge cette mixité ».

Sensibilisée très tôt à la valeur ajoutée du Cloud, la société a étudié les solutions du marché dès le début de l’année 2012. Son infrastructure doit en effet supporter d’importants pics de charge lorsque les clients transfèrent leurs contenus sur la plateforme. Contrainte au surdimensionnement pour gérer efficacement ces pointes de trafic, Brainsonic souhaitait gagner en élasticité et améliorer le service rendu à ses clients en optimisant notamment le temps de chargement. « L’un des principaux avantages du Cloud, c’est de pouvoir consommer, et donc payer, uniquement ce dont on a besoin, précise Julien Fauvel. Dimensionnée pour faire face aux pointes de trafic, notre infrastructure impliquait une structure de coûts fixe trop élevée dans le sens où ses capacités n’étaient pas utilisées en continu. Avec le Cloud, nous basculons sur un modèle plus adaptatif, le coût étant fonction de l’utilisation réelle de la plateforme ».

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« Nous disposons d’une souplesse incomparable en termes d’élasticité et d’une structure de coûts modulée en fonction de la consommation réelle ».
Julien Fauvel, VP Brainsonic Platforms

La solution : Microsoft Azure et Azure Media Services
Après comparaison des différentes solutions, Brainsonic s’est orientée vers Microsoft Azure pour la même raison qui lui a fait choisir .NET pour le volet ingest : la richesse fonctionnelle de la plateforme multimédia de Microsoft. Autre critère important : la possibilité de transposer son existant sous Open Source dans le Cloud sans remise en cause majeure et de mixer les technologies et services (Open Source et Microsfot, IaaS et PaaS).

Réalisé en plusieurs étapes, le transfert débute par la partie ingest. Accompagné par les équipes Azure et Azure Media Services de Microsoft, Brainsonic a d’abord migré ses données de SQL Server vers SQL Azure, puis mis en place les services médias Cloud et, enfin, adapté ses solutions de cache distribué (indispensables pour l’orchestration des encodages en parallèle) aux fonctionnalités de Microsoft Azure. « Nous avons progressivement abandonné certains de nos développements au profit des fonctionnalités intégrées à Microsoft Azure, mais en conservant toutefois les spécificités qui font la force de notre plateforme », précise Christophe Berly. La société a ainsi créé des workflows hydrides reposant à la fois sur des fonctionnalités Cloud et internes, redirigeant, par exemple, les clients vers sa propre plateforme pour les traitements particuliers qui ne sont pas supportés par Microsoft Azure Media Services.

Coté management des contenus, Brainsonic a appliqué les mêmes principes en adaptant ses développements aux spécificités de Microsoft Azure, notamment en termes d’adressage sur les configurations réseau, de gestion du stockage des fichiers ou encore au niveau de la base de données. Hébergé sur deux types de serveurs (Apache sous Linux et IIS sous Windows) et développé en PHP à l’aide du framework Symfony, ce volet de l’infrastructure a nécessité quelques ajustements applicatifs. « Symfony utilisant une couche d’abstraction pour l’accès à la base de données, la migration de MySQL à SQL Azure a été fortement facilitée, poursuit Christophe Berly. Nous en avons également profité pour intégrer le service de stockage de fichiers Microsoft Azure Storage et, au final, la migration a été réalisée très simplement ».

Afin de faciliter la migration à d’autres entreprises souhaitant profiter rapidement et facilement des services Azure (Azure Storage, SQL Azure, déploiement pour les mises en production particulières sur Azure, etc.) dans leurs propres développements, Brainsonic a repris l’initiative sur le bundle « Symfony pour Microsoft Azure » et partagé son code avec la communauté Symfony.

Bénéfices : réactivité, qualité de service et maitrise des coûts
Au total, la migration n’a nécessité qu’une centaine de jours-hommes. « En soi, la migration a été très rapide, précise Christophe Berly. Le sujet Cloud étant relativement nouveau, c’est la montée en compétence de nos équipes qui a pris le plus de temps, d’autant plus que nous avons travaillé sur des versions de services Azure qui, pour certains, étaient encore en phase bêta ».

Opérationnelle depuis le début de l’année 2014, la solution en mode Cloud de Brainsonic a déjà séduit de nombreux clients de la société, parmi lesquels L’Oréal Paris, Groupe Canal+, qui l’a utilisée à l’occasion du Festival de Cannes pour partager ses contenus multimédias avec l’ensemble de ses partenaires (presse, correspondants digitaux, ambassadeurs de la marque) dans le monde entier.

Brainsonic, pour sa part, dresse un bilan très positif, la plupart des bénéfices profitant d’abord à ses clients. Plus réactive, la société est désormais en mesure de créer un nouvel environnement de production en seulement quelques heures, là où auparavant, dans le meilleur des cas, il fallait au moins une semaine. En période de pic de trafic, son architecture est automatiquement redimensionnée avant de revenir à la normale. « Les clients gagnent ainsi en performances sur les temps de chargement de leurs fichiers, souligne Julien Fauvel. De notre côté, nous disposons d’une souplesse incomparable en terme d’élasticité et d’une structure de coûts modulée en fonction de la consommation réelle, bien mieux adaptée à notre fonctionnement ».

Problématique

  • Migrer l’infrastructure de Digital Asset Management vers Microsoft Azure en combinant fonctionnalités internes et du Cloud au sein de workflows hybrides
  • Disposer d’un modèle capable de gérer les pics de charge et d’une solution adaptée aux spécificités de la gestion des contenus multimédias
  • Limiter l’impact sur les développements existants.

Bénéfices

  • Elasticité et scalabilité de la plateforme
  • Fonctionnalités multimédias en standard
  • Migration rapide sans remise en cause de l’existant Open Source
  • Réduction des coûtsRéactivité et performance

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