Introduction – Ouverture du colloque par les partenaires

L’extraordinaire engouement des jeunes pour l’Internet, la téléphonie mobile et les jeux vidéo créent une situation nouvelle pour l’exercice de la parentalité. Une question qui concerne tous les acteurs parents, éducateurs, institutionnels, associations, industriels et qui a motivé le lancement d’une campagne de communication du Ministère de la Famille au mois d’avril 2006.

Introduction – Ouverture du colloque par les partenaires

C’est la notion de co-responsabilité face à la protection des mineurs dans l’univers numérique et la nécessité d’une coopération entre la société civile et les entreprises, où chacun reste dans son rôle, qui a dominé les débats de cette première table ronde. Une approche qu’ont revendiqué dès l’ouverture des travaux et chacun dans leurs responsabilités :

Claire Brisset, Défenseure des Enfants, (Ecouter son discours)

Hubert Brin, Président de l’UNAF, (Ecouter son discours)

Eric Boustouller, Président de Microsoft France (Ecouter son discours)

ainsi que Dominique de Legge, Délégué interministériel à la Famille. (Ecouter son discours)

« Les technologies de l’information et de la communication imposent de considérer autrement la protection de l’enfance. Dans le même temps, elles soulignent l’importance du rôle des parents qui sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants », a déclaré Hubert Brin, Président de l’UNAF, ajoutant que si « l’école est co-responsable de cette éducation » les médias devraient être aussi « considérés comme co-responsables ».

En matière de protection des mineurs dans l’univers numérique, « rien ne semble pouvoir être fait par la voie réglementaire et c’est pourquoi nous proposons de travailler avec l’industrie sur ce sujet », a déclaré la Défenseure des Enfants. « L’auto-contrôle ne peut suffire, quelle que soit l’activité concernée. (..) Il est nécessaire que la puissance publique intervienne pour que le débat avance. Cependant, nous ne pouvons rien faire sans l’aide de l’industrie » a ajouté Claire Brisset.

Eric Boustouller, a répondu que « l’objectif de Microsoft est de s’investir dans le temps sur la protection de l’enfance en ligne », à travers la technologie (les solutions de contrôle parental), les campagnes de communication et la collaboration avec les pouvoirs publics. « Notre démarche, a poursuivi le Président de Microsoft France, est celle d’un acteur engagé. Pour répondre aux défis que suscitent les technologies qu’il apporte sur le marché, Microsoft, ne travaille pas seul mais en partenariat. Microsoft ne se mettra ni à la place des parents ni à la place des associations. »

Pour le Délégué interministériel à la famille, la manifestation Enfance en ligne est une « démarche citoyenne, responsable » qui « s’inscrit totalement dans les travaux de la conférence de la famille ». « Internet est un outil merveilleux mais il présente aussi des dangers. (…) Son apparition dans les familles a sensiblement modifié les rapports entre les parents et les enfants » a poursuivi Dominique de Legge, citant une enquête de la Délégation interministérielle à la Famille selon laquelle 80 % des mineurs surfent sur l’ordinateur familial et 52 % dans un lieu isolé ; que 69 % des adolescents ne discutent jamais d’Internet avec leurs parents, et que 36 % enfants ont été soumis involontairement à des contenus préjudiciables.


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