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Les conseils anticrise avec L’Expansion
Face à la crise et dans un contexte économique difficile, toutes les entreprises ne réagissent pas de la même manière. Statistiques et analyses prouvent que les comportements varient d’un pays à l’autre. Tour d’horizon avec L’Expansion.
CHRONIQUES VIDÉOS
En temps de crise, la circulation de l’information est capitale. Des dirigeants d’entreprise témoignent et livrent leurs astuces.
Emmanuel LE CHYPRE
Rédacteur en chef et Responsable du Centre de prévision de L’EXPANSION
3:00 min
Béatrice MATHIEU
Journaliste à L’EXPANSION
3:00 min
LES 10 INDICATEURS A SUIVRE POUR SAVOIR QUI EST LE MIEUX ARME FACE A LA CRISE
- CROISSANCE ET PIB
- CAPACITE D’INVESTISSEMENT
- DEPENSES DE R&D
- DEVELOPPEMENT DES ACTIVITES INNOVANTES
- PART DES PRODUITS HIGH-TECH DANS L’EXPORTATION
- CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT DES ENTREPRISES
- PART DES NOUVELLES TECHNOLOGIES DANS LA VALEUR AJOUTEE DES ENTREPRISES
- CONTRIBUTION AU DEVELOPPEMENT DES NOUVELLES TECHNOLOGIES
- VALORISATION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
- CROISSANCE POTENTIELLE
De tous les grands pays européens, c’est le Royaume-Uni et la France qui ont connu la plus forte croissance depuis 2000. Une performance permise par un recours massif à l’endettement, qui a financé un boom sans précédent de l’immobilier. En Allemagne, l’expansion a été moindre, tirée surtout par les seules exportations et dans une moindre mesure l’investissement des entreprises. Aucun moteur n’a été très dynamique en Italie.
Le taux d’investissement mesure l’effort que réalisent les entreprises pour moderniser leur outil de production. Ces dernières années, ce sont de loin les entreprises allemandes qui ont dépensé le plus, ce qui leur a permis de gagner en compétitivité et de renforcer leurs parts de marché dans le commerce mondial. Les firmes italiennes, dans une moindre mesure, ont suivi la même stratégie. Les sociétés britanniques et françaises se sont montrées moins audacieuses pour préparer leur avenir.
Fondamental pour assurer la compétitivité à long terme d’un pays : l’importance que ses entreprises consacrent à la recherche et développement. Championnes du monde : les sociétés japonaises. Ce sont elles qui dépensent le plus. Les firmes allemandes y mettent proportionnellement un peu moins de moyens, mais sont avec les sociétés nipponnes, les championnes du monde des dépôts de brevets.
La capacité d’un pays à innover dépend aussi beaucoup de la taille de ses entreprises. Si en Allemagne deux sociétés sur trois développent des activités innovantes, contre une sur trois seulement en France, c’est parce que l’hexagone souffre d’un déficit de grosses PME, 10000 ??? par rapport à l’Allemagne, pays où elles font la force du tissu économique et sont le socle de sa puissance exportatrice.
Sans surprise, les Etats-Unis sont quasiment le plus gros exportateur de nouvelles technologies de l’information et de la communication. Au Royaume-Uni, leur part est d’autant plus importante que les industries traditionnelles ont perdu de leur substance. En Europe continentale, où l’on est davantage utilisateur que concepteur de NTIC, l’industrie manufacturière (en Allemagne) et les services (en France) restent les principaux atouts à l’export.
Dans un monde où le crédit va devenir plus rare que dans les années 2000, les entreprises qui auront les plus gros moyens pour financer elles mêmes leurs projets de développement seront forcément avantagées. La situation paraît ainsi favorable pour les firmes britanniques, américaines et allemandes. La situation est plus préoccupante en Espagne et en France, où le contraste est saisissant entre la bonne santé financière des grands groupes et les difficultés des PME.
C’est dans les pays anglo-saxons que la contribution à la croissance des nouvelles technologies de l’information et de la communication est la plus forte : au Royaume-Uni, mais aussi aux Etats-Unis, principal producteur mondial de ces technologies. L’Europe continentale est moins en avance, notamment l’Allemagne, dont le cœur de métier reste l’industrie lourde.
Les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont nées aux Etats-Unis. Il est donc logique que ce pays soit le premier à tirer les bénéfices de la production et de l’utilisation ce ces nouveaux outils. Au Royaume-Uni, l’effort d’équipement en NTIC (réseaux, internet etc…) a été particulièrement intense dans la finance, un secteur qui pèse lourd outre-manche. En revanche, les bénéfices des NTIC sont un peu moins visibles en Europe continentale.
La formation est une des clés de la compétitivité économique d’un pays. Dans le monde occidental, les plus diplômés sont les jeunes japonais, devant les jeunes américains. Les jeunes allemands et les jeunes français sont nettement moins nombreux à obtenir un diplôme de l’enseignement supérieur. Une mauvaise performance imputable dans l’hexagone au taux important d’échec à l’université et aux manques de moyens (la France dépense moins par étudiant que ses concurrents).
La croissance potentielle est le rythme auquel un pays peut croître durablement sans risquer la surchauffe inflationniste. Elle dépend surtout de l’évolution du nombre de bras (démographie) et de leur productivité. Ces deux paramètres sont orientés favorablement aux Etats-Unis, et défavorablement dans les pays méditerranéens. La France profite surtout de son taux de natalité élevé, tandis que l’Allemagne peut compter sur l’efficacité élevée de sa main d’œuvre.
BEST OF DES 100 MANAGERS QUI DEFIENT LA CRISE
En ces temps jugés difficiles, ils savent prendre sinon des risques, du moins des choix audacieux pour permettre à leur entreprise de surfer sur la crise et de continuer à se développer. Découvrez le parcours atypique de ces chefs d’entreprise qui ont choisi différentes stratégies pour continuer d’investir, d’innover et de croire en l’avenir.Ils se développent en France
« Pour une société de services informatiques comme Risc Group spécialisée dans la sécurisation des données, la délocalisation n’est plus une solution » déclare Philippe Weppe qui a décidé de rapatrier son centre d’appels en France. « Un choix stratégique pour offrir la meilleure qualité de service à une clientèle de plus en plus européenne. »
Coprésident de Vision IT, Marc Urbany se dit confiant pour 2009. « Grâce à notre positionnement “multiniche, multispécialiste” et à une baisse de nos tarifs, nous figurons sur la short-list de plusieurs grands. »
Ils recrutent malgré tout
13 ans après avoir cofondé Devoteam, les frères de Bentzmann envisagent de « recruter près de 500 experts en 2009. » Présents dans 25 pays, avec 4’500 collaborateurs et un CA de 450M€ présumé en 2008, ils espèrent « passer à 5’000 puis à 10’000 collaborateurs dans le futur. »
Associé chez Deloitte, Antoine de Riedmatten pense procéder à 1’200 embauches en 2009. « Nous voulons éviter d’être pris dans une stratégie de stop-and-go qui nuirait à notre image d’employeur. »
Ils profitent des milliards du plan de relance
DAF d’Iliad*, Thomas Reynaud assure que le futur 4e opérateur mobile en France a les moyens de ses ambitions, grâce notamment à 2 plans d’investissement de 1 milliard d’euros chacun et à la progression des abonnés ADSL. « En 2008, 25 % du chiffre d’affaires consolidé a été investi et la tendance va s’amplifier. »
* maison mère de Free.
Ils ne manquent pas de cash
Tombé dans l’escarcelle du fonds Qatari Diar, Cegelec poursuit sa politique d’investissement et les nouvelles acquisitions. « Avec la crise, il y a plus d’opportunités, une baisse de la valorisation des sociétés et une agressivité moindre de la part des concurrents », analyse son PDG Claude Darmon.
Ils innovent plus que jamais
Directeur exécutif d’Orange Labs, Georges Penalver pense que « dans les périodes d’incertitude, les consommateurs achètent en fonction des besoins existants. Notre effort portera sur le développement de produits plus simples et plus ergonomiques. »
Ils surfent sur la récession
2xmoinscher.com permet aux internautes de vendre les objets dont ils n’ont plus besoin et d’acheter en toute sécurité des produits d’occasion. Le directeur du site Arnaud Vanpoperinghe reste persuadé que « les Français achètent de plus en plus dans l’idée de revendre ensuite. »
Passée 4e opérateur mondial dans la gestion des voyages d’affaires en ligne, la start-up Egencia entend poursuivre son développement à l’international. « La crise pousse les sociétés à migrer vers des solutions totalement intégrées et économiques » explique le président Jean-Pierre Remy.


