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Cloud Privé

Cloud Privé

Publié le 03.01.12

Cloud Privé : ce qui a changé

Le Cloud Privé devient un véritable moteur pour les DSI, leur permettant de mieux répondre aux besoins des directions métier. Sur ce marché, Microsoft tire son épingle du jeu.

Le Cloud Privé a gagné ses lettres de noblesse. Un marché, qui, selon une étude du cabinet Canalys en août 20111, pèserait déjà 40 milliards de dollars. Le Cloud, ou "informatique dans les nuages", jusque là connu sous forme "publique", commence donc à investir la sphère privée de l'entreprise. Selon une étude réalisée par le cabinet d'analyses IDC2, 72 % des entreprises françaises estiment que le Cloud correspond à leurs besoins. Et deux tiers d'entre elles préfèrent opter pour du Cloud Privé.

Car ce dernier présente de nombreux atouts : il permet de faire évoluer son Datacenter vers une infrastructure dite "as a Service", plus optimisée, plus élastique, et moins coûteuse à terme. Il offre les avantages du Cloud Public sans les inconvénients : les ressources sont consommées à la demande, mais les données restent en sécurité au cœur de l'entreprise.

Il permet aussi aux DSI de réinventer leur manière de travailler avec les directions métier. Grâce au Cloud Privé, ils peuvent en effet bâtir un catalogue de services et les mettre à disposition des utilisateurs via un portail spécifique. Une véritable révolution : l'utilisateur peut accéder instantanément aux applications dont il a besoin. Et un défi de taille pour le DSI qui doit se mettre dans la peau d'un fournisseur de services. Un challenge qui va bien plus loin qu'une refonte technologique de son Datacenter…

II ne s'agit pas que de virtualisation

Les entreprises ne l'ont pas encore toutes compris, et confondent souvent Cloud Privé avec Datacenter dynamique. Certes, ce dernier en est une des pièces maîtresses, le socle qui lui permettra de bâtir ledit catalogue de services.

Pour y parvenir, la première étape, est la virtualisation des serveurs, mais aussi celle du stockage et du réseau. Si cette étape est nécessaire, elle n'est cependant pas suffisante pour atteindre le Cloud Privé. Viennent ensuite l'optimisation, l'automatisation, l'orchestration des ressources, qui ne peuvent aboutir sans outils d'administration ad-hoc. Une fois l'infrastructure "préparée", le DSI peut s'attaquer à son catalogue de services à proprement parlé.

Microsoft, un acteur de choix pour le Cloud

D'une part, les outils d'administration System Center de Microsoft sont très complets, et permettent de gérer les infrastructures hétérogènes.

D'autre part, Hyper-V, la plateforme de virtualisation de Microsoft intégrée à Windows® Server 2008, a gagné en maturité. Deux événements majeurs lui ont fait gravir les marches du podium. En mars 2011, les nouvelles fonctionnalités lancées dans le Service Pack 1 d'Hyper-V R2, Dynamic Memory notamment, lui ont permis d'être techniquement à la hauteur. La preuve : Le Gartner3 lui a fait passer un cap important, en le plaçant dans la catégorie "leader" de son cadrant magique "virtualisation de serveurs x86".

Le choix des fournisseurs de services reflète la nouvelle tendance

Autre gage de crédibilité, de nombreux fournisseurs de services ont choisi Microsoft pour bâtir leurs offres de Cloud Public ou de Cloud Privé externalisé, à destination des entreprises qui font le choix de ne pas gérer eux-mêmes leurs Datacenter. Ikoula, Osiatis, Linkbynet, Gosis, Atos, Prosodie ou encore Agarik proposent une offre Cloud basée sur ces outils.

Fort de ces résultats, Microsoft ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. En septembre 2011, lors de la conférence développeurs Build, la future version Hyper-V 3.0 a été présentée, en même temps que le prochain Windows® Server 8 et Windows® 8. Même si tout n'est pas encore connu, les spécialistes ont déjà misé gros sur cette prochaine mouture. Windows® Server 8 est considéré comme un véritable "OS Cloud". Microsoft compte aussi sur ses deux autres atouts pour assoir sa position de leader du Cloud Privé : un prix avantageux, il dispose d'un outil d'administration original sur le marché.



Se réinventer sans tout réinventer

Les directions informatiques ont souvent rechigné à passer au Cloud Privé, pensant à tort que leur métier serait menacé. Au contraire, avec le Cloud, les DSI deviennent de véritables opérateurs de services. Ils se placent en intermédiaires entre l'infrastructure et les métiers. Plutôt que de consommer leur temps à faire tourner une infrastructure, ils peuvent de manière stratégique répondre aux besoins de l'entreprise.

Pour le DSI, le Cloud devient incontournable. Ceux qui rejettent le modèle risquent d'avoir à justifier leur choix auprès de leurs directions générales ou financières, qui ont compris que le Cloud peut leur permettre de réduire les coûts tout en améliorant leur productivité. Mais cette évolution ne s'opère pas en un jour, c'est une transformation par étapes. Comme l'a résumé Sylvain Desgoutte, responsable de production au sein du Crédit Agricole CIB, qui a démarré son passage au Cloud Privé avec 1 000 serveurs virtualisés ou physiques, sous Windows Server : "Le Cloud nous a permis d'accélérer la livraison des infrastructures. La fourniture de services devient un métier et non plus un poids pour l'entreprise."



Références

1. Cloud computing a major security opportunity for channel partners, Canalys, 12 August 2011 [en anglais]
2. Démarche d'innovation et nouveaux modèles technologiques : le Cloud Computing au service de la compétitivité des entreprises, IDC, janvier 2011
3. Magic Quadrant for x86 Server Virtualization Infrastructure, Gartner, 30 juin 2011 [en anglais]

Pas de bon Cloud sans bons outils

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