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Cloud Privé

Jean-Philippe Dupuich

Publié le 03.01.12

« Passer du Datacenter au Cloud Privé sans rupture »

En passe de devenir un leader du Cloud, Microsoft dispose de nombreux atouts. Jean-Philippe Dupuich, Chef de produits Microsoft System Center, nous donne les clés de la stratégie de l'éditeur et des solutions proposées.

 

En quoi Microsoft est-il un acteur incontournable en matière de Cloud Privé ?

Historiquement, beaucoup d'entreprises utilisent nos solutions au sein de leur Datacenter, que ce soit au niveau des OS, de l'administration ou de la sécurité. C'est donc tout naturellement qu'elles évoluent vers le Cloud Privé avec des solutions en cohérence. Par ailleurs, Microsoft est un acteur très influent dans le domaine du Cloud Public avec une offre PaaS Windows Azure, et plusieurs offres SaaS, comme Microsoft Online Services, Microsoft Dynamics CRM Online, Windows Intunes et Office 365. Elles sont basées sur des offres historiques bien connues des clients, ce qui facilite leur adoption. Enfin, nous opérons quatre des dix plus gros Datacenter mondiaux. Cette somme d'expertises nous place comme un acteur légitime, avec une stratégie Cloud très claire.

Quelles sont les briques essentielles pour bâtir un Cloud Privé ?

Il faut à minima deux éléments : Windows Server 2008 R2, qui inclut Hyper-V, mais aussi System Center, qui va permettre non seulement d'administrer une infrastructure virtuelle et physique, mais aussi de bâtir des catalogues de services. Microsoft a bien évidemment d'autres outils complémentaires en matière de gestion d'identités, de sécurité, de sauvegarde, et de développement qui permettent à nos clients de mener à bien leur transformation vers le Cloud de A à Z. Nous proposons à nos clients, un ensemble de programmes et d'initiatives pour les aider à passer au Cloud comme ils le souhaitent, sans rupture. Que ce soit d'un point de vue technique ou tarifaire. Par exemple, nous leur fournissons des guides de déploiement, ou des systèmes préconfigurés par les constructeurs (programme Fast Track), accompagnés d'un portail libre service, et des outils d'administration.

Vous vous appuyez aussi sur votre écosystème...

Absolument ! Nous disposons de quelque 70 partenaires via notre Partner Network, comme Linkbynet, Ikoula ou Agarik. Nous avons également initié le programme Private Cloud Fast Track. Dell, Fujitsu, Hitachi, Hewlett-Packard, IBM, Cisco, Netapp et NEC sont les principaux partenaires de ce programme qui proposent des plates-formes prédéfinies et certifiées pour assembler et configurer plus rapidement des Cloud Privés reposant sur Hyper-V et System Center. Ces partenaires sont capables de proposer à leurs clients un Cloud Privé clé en main.

 

 

Emmanuel Sache

« Savoir passer du sur mesure au prêt-à-porter »

Quelles sont les meilleures pratiques pour passer au Cloud Privé ? Comment les entreprises doivent-elles aborder leur transformation ? Les réponses d'Emmanuel Sache, Architecte chez Microsoft Services et expert sur la thématique du Datacenter et du Cloud Privé.

Comment les entreprises abordent-elles le Cloud Privé ?

Je vois actuellement deux chemins de transformation :

  • L'entreprise qui ne veut passer qu'une seule application critique (comme SAP ou son site de e-commerce dans le Cloud), ou l'entreprise qui n'est pas forcément équipée de produits Microsoft de bout en bout. Elle va profiter de ce projet pour mettre en place un Datacenter dynamique et s'en servir comme "bulle" pour son application. Elle peut ensuite faire grossir cette bulle pour s'étendre au reste des applications. La situation existe pour les grands comptes, dans le cas de projets isolés. Cette approche a l'inconvénient d'obliger l'entreprise à faire un investissement fort au départ, mais avec l'avantage de pouvoir utiliser cette "bulle" tout de suite.
  • Seconde voie possible : la transformation en douceur, avec des étapes de standardisation, de rationalisation et de dynamisation de son infrastructure, en fonction du degré de maturité des entreprises. Cela passe souvent par des "micro projets" morcelés car les entreprises n'ont pas forcément le budget pour tout refondre d'un coup. L'opération "big bang", pour mettre en place un Cloud Privé de bout en bout, est plus proche d'un projet de 600 jours/homme, que d'un projet de 20 jours/homme, cela ne se réalise pas en un claquement de doigts.

Quel est le plus gros challenge à relever ?

Passer au Cloud Privé, c'est passer du "sur mesure" au "prêt-à-porter". Il s'agit de mettre en place une infrastructure industrialisée qui donne l'illusion d'une capacité infinie. Au niveau du Datacenter, il faut mettre en place les bons mécanismes. Mais il faut aussi sensibiliser l'utilisateur final, pour qui le Datacenter n'a pas d'importance. Il faut pouvoir lui donner de la capacité à la demande et l'impression d'un fonctionnement non stop. L'enjeu n'est donc pas seulement technologique, mais aussi humain. Au sein de l'entreprise, les métiers changent. Le succès passe donc par la nomination d'un responsable Cloud, capable de gérer le catalogue de services et son utilisation par les métiers, et capable de facturer ces services.

Comment Microsoft aide-t-il les entreprises à passer au Cloud ?

DCS (Datacenter Cloud Services) est notre entité services dédiée au Datacenter et au Cloud. Nous avons travaillé sur la définition de scénarios de déploiement, qu'on utilise comme implémentations de référence. Ces meilleures pratiques ont 12 mois de vie, et nous commençons à les transférer à nos partenaires. Nous voulons accompagner nos clients sur les aspects d'infrastructure, de management, de sécurité, de gestion des identités. Mais aussi les aider à se mettre dans la peau d'un fournisseur de services. Nous les aidons à mettre en place les bons processus, mais aussi à trouver les moyens de financer leur transformation.

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