Publié le 19.05.11
Interopérabilité, de la bonne résolution à la ligne de conduite
Sous la pression des clients et d’Internet, les acteurs de l’informatique favorisent depuis quelques années l’interopérabilité. Chez Microsoft, c’est même devenu une stratégie qui régit désormais toutes les décisions de l’éditeur.
La diversification des solutions informatiques, Internet, et les divers mouvements open source ont donné naissance à une nouvelle ère numérique. Aujourd’hui, les entreprises construisent des systèmes d’information en assemblant les meilleures briques du marché. Elles ne sont surtout plus isolées et dialoguent avec partenaires et fournisseurs, ce qui ne manque pas de poser des problèmes… d’interopérabilité.
L’interopérabilité n’est pas synonyme de code ouvert
L’interopérabilité est la capacité à faire dialoguer deux systèmes n’émanant pas forcément des mêmes fournisseurs. Elle est synonyme de liberté : chaque entreprise peut choisir ses solutions et avoir la garantie qu’elles communiqueront sans développement spécifique préalable, coûteux et qui freine sa réactivité.
Elle est également signe de performance économique : dans un monde connecté, aucun secteur d’activités n’échappe à l’échange de données, à la mise en place de processus partagés, au travail collaboratif sur un même document, etc.
En revanche, l’interopérabilité n’est pas la chasse gardée des défenseurs du code ouvert. Elle n’implique pas forcément des normes (une norme est un facilitateur, pas une condition sine qua non), ni la divulgation du code, et encore moins la gratuité des logiciels et des services.
Pour preuve, les premières générations de middleware tentaient déjà d’apporter une réponse au dialogue entre systèmes grâce à des connecteurs aux interfaces propriétaires.
Sous l’impulsion des Etats, des clients et celle d’Internet, le monde informatique s’est donc tourné vers une recherche systématique de l’interopérabilité. Voie dans laquelle Microsoft s’est engagée depuis plusieurs années.
Méthodes et moyens
Dès 2008, Microsoft pose les principes de l’interopérabilité, et plus un seul produit de la société ne sort sans être passé au crible de l’interopérabilité.
Concrètement, sa stratégie repose sur quatre axes : présence d’éléments interopérables tels que les interfaces de programmation (API), qualité de la documentation du code, implémentation des normes, et enfin mise en place de solutions issues de la collaboration avec des partenaires pour répondre aux attentes des clients.
Cette stratégie est le fruit d’un travail commun avec les entreprises, réunies au sein d’un conseil de surveillance. Baptisée IECC (The Interoperability Executive Customer Council), il est composé de sociétés émanant de tous les secteurs d’activité. Elles définissent les besoins en matière d’interopérabilité et orientent les développements de Microsoft en conséquence, mais aussi les collaborations de l’éditeur avec les autres acteurs du marché.
Des résultats concrets
La stratégie de Microsoft mise en place il y a 3 ans se concrétise par de nombreuses initiatives qui bénéficient déjà à l’entreprise. La plus emblématique est sans doute la normalisation du format de la suite bureautique Office, OpenXML, et l’implémentation de son concurrent ODF. Divers travaux ont également conduit à l’interopérabilité entre Windows Server et les distributions Linux de Red Hat et Novell, soit 85% du marché des distributions Linux. Pour aller plus loin, et couvrir les 25% restants, Microsoft a rejoint la communauté des contributeurs au noyau Linux et fourni du code sous licence GPL. Les adeptes de l’atelier de développement Eclipse disposent de plug-in pour concevoir des solutions pour Windows et Linux, grâce notamment aux efforts, soutenus par Microsoft, de Soyatec et d’une équipe de Novell, qui a adapté Silverlight et .Net à Linux.
De son côté, Visual Studio embarque en standard différents langages dont PHP. Langage pour lequel Microsoft vient d’ailleurs de développer un accélérateur, en open source, afin d’optimiser ses performances d’exécution sous Windows.
Loin d’être exhaustive, cette liste en constante évolution démontre la volonté de Microsoft de fournir à ses clients des solutions à leurs problèmes d’interopérabilité, sans parti pris et sans concession.
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