Publié le 19.05.11
Comment services Web et SOA ont changé la donne
Avec l’avènement des architectures orientées services, l’industrie informatique gagne encore en interopérabilité. Très tôt Microsoft a adopté cette démarche, contribuant pour une large part à la définition des normes.
Si le concept d’interopérabilité a pris de l’importance avec l’avènement des systèmes ouverts, il n’a pendant longtemps été traité qu’à un niveau très basique, typiquement celui du réseau et des échanges de fichiers. Avec SOA (Architectures orientées services), un effort a été fait en faveur des processus transversaux, indispensables au développement de l’économie sur Internet.
La fin des îlots applicatifs
Les années 80-90 ont en effet été particulièrement riches en opérations de fusion et d’acquisition, mettant en évidence l’incapacité des systèmes d’information ainsi réunis à échanger des données ou à partager des processus. En parallèle, les échanges numériques se développaient. Les entreprises étaient de plus en plus confrontées à des développements spécifiques pour mettre en place des processus communs avec leurs fournisseurs et leurs clients. Dans un premier temps, l’industrie informatique a tenté d’adresser le problème avec des middlewares de type EAI (Enterprise application integration). Bâtis sur des technologies propriétaires, ils permettaient d’éviter les connexions point à point mais n’apportaient pas de solution universelle, seule capable d’offrir aux entreprises la réactivité dont elles avaient besoin. De ce constat est né SOA (Service Oriented Architecture), un principe d’architecture reposant sur des normes et des protocoles d’échange (tels que les services Web).
Naissance des architectures orientées services
SOA est un principe d’architecture qui préconise la structuration d’applications par assemblage de composants. Baptisés "services", les composants peuvent être de type technique (accès aux données, système de reprise sur erreur, etc.) ou métier (commande, facture, etc.). Autonome, chaque service peut être combiné à un autre au sein d’un processus pour constituer une application "composite". Enfin, SOA préconise également une séparation des traitements en couche, la couche de présentation, par exemple, ne devant pas être mêlée à la logique métier. Dès lors, modifier une application, créer un processus transverse, etc. ne suppose plus la réécriture totale de l’application mais uniquement d’une partie du code ce qui, en termes de bénéfices, se concrétise par des économies en développement et une plus grande réactivité. Enfin, SOA repose sur des normes qui simplifient la mise en œuvre de processus avec l’extérieur de l’entreprise, normes telles que SOAP (Simple Object Access Protocol), WSDL (Web Services Description Language) ou encore SAML (Security Assertion Markup Language) auxquelles Microsoft a largement contribué dès l’avènement de SOA.
Chez Microsoft, l’offre SOA s’est bâtie autour de Biztalk Server et de ses connecteurs, qui assurent l’interopérabilité des applications et processus. Mais au-delà, les architectures orientées services ont mis en évidence les avantages de l’interopérabilité, et tous les développements aujourd’hui s’en inspirent.
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