Publié le 20.01.11
PaaS, une plateforme pour tous vos projets applicatifs
Promis à un bel avenir, même s’il reste parfois méconnu, le modèle Cloud PaaS présente de multiples opportunités pour l’entreprise. Maîtrise des budgets, gain de flexibilité, gestion des montées en charge… le PaaS redistribue les cartes : et si ce que vous jugiez impossible devenait désormais possible ? Panorama et enjeux.
Cloud Computing… le mot est sur toutes les lèvres, et plus précisément sur celles des décideurs IT. Il faut dire que, d’après le Gartner1, ce marché fleurissant flirtera avec les 150 milliards de dollars d’ici 2014 ! La France s’inscrit pleinement dans cette tendance puisque Markess2 estime que le marché hexagonal des services de Cloud Computing devrait atteindre 2,7 milliards d’euros en 2012 contre 1,9 en 2010. Au total, ce sont plus de 37 milliards d’euros que l’adoption du Cloud pourrait faire gagner à la France d’ici 20153.
Le modèle le plus déployé est à ce jour le SaaS, Software as a Service, modèle qui repose sur la location d’applications. Premier arrivé sur le marché, il est aussi le plus facile à utiliser et le plus simple à appréhender. L’IaaS, Infrastructure as a service, devrait également connaître un essor important dans les années à venir car ce modèle est synonyme de flexibilité et de réduction des coûts d’infrastructure.
Le PaaS, quant à lui, propose un environnement d’exécution en ligne que l’entreprise peut louer pour déployer ses applications. C’est aujourd’hui le modèle Cloud qui présente le potentiel de développement le plus important. En effet, d’après un rapport du Forrester Research4, le marché du PaaS devrait représenter 15 milliards de dollars en 2016 ; il devrait ainsi égaler l’IaaS et le SaaS.
Une plus grande flexibilité pour un coût maîtrisé
Les raisons de ce succès annoncé sont simples et tiennent aux bénéfices conséquents que le PaaS peut apporter aux entreprises. Pour le dire vite, le PaaS offre tous les avantages du SaaS (multi-tenant, haute disponibilité…), la personnalisation et le paiement à l’heure en plus. Dans une étude récente5, le Cigref met en évidence ces avantages et souligne notamment ce que cette solution peut apporter en termes d’agilité de l’entreprise, de flexibilité des budgets, de modularité ("scalabilité") et de résilience.
Concrètement, la richesse des environnements Paas permet aussi aux entreprises d’être plus réactives face à des montées en charge, par exemple, ou des dysfonctionnements et de concevoir plus rapidement des solutions grâce à des ressources qui sont disponibles à volonté mais facturées en fonction de leur consommation. Ajouter des ressources au sein d’un Cloud est en effet beaucoup plus simple et rapide à réaliser que de déployer un nouveau serveur en interne. De plus, les Datacenter sont gérés par des experts, disponibles 24h/24 pour résoudre tous les problèmes. Enfin, autre exemple, si l’entreprise a parfois du mal à mettre à jour ses applications ou appliquer des patchs, faute de temps ou de ressources, dans un PaaS, elle a la garantie d’avoir un environnement toujours actualisé, offrant les meilleures performances. C’est la machine virtuelle qui s’adapte à l’application, pas l’inverse !
Dépasser les idées reçues
Tous ces bénéfices sont parfois occultés par quelques clichés tenaces. Le premier cliché est d’ordre humain : l’externalisation liée au PaaS entraînerait une réduction des effectifs de la DSI. Cette idée repose sur une projection hautement improbable : les entreprises n’opteront jamais pour un modèle 100 % Cloud ! Bien au contraire, ce sont plutôt des modèles de Cloud hybride – mobilisant des briques d’applications locales – qui sont appelés à un bel avenir. Et c’est justement l’une des grandes forces de Microsoft que de proposer des solutions permettant d’administrer les instances avec les mêmes outils sur des machines physiques ou virtuelles. (pour en savoir plus, lire "L’offre Microsoft et ses avantages")
Second cliché, d’ordre technologique : en optant pour le PaaS, l’entreprise deviendrait trop dépendante de son prestataire, notamment en raison de l’utilisation de langages propriétaires ou d’un niveau de technicité très élevé. Ce n’est certainement pas le cas d’Azure qui se distingue par sa réversibilité : les applications peuvent être déplacées de façon transparente dans un autre Cloud ou rapatriées sur un serveur local ; mais aussi par son ouverture à l’ensemble des langages. Cette continuité est essentielle : elle est la clé de l’avenir du PaaS selon Microsoft : un point que vous pourrez approfondir en consultant l’article consacré au positionnement concurrentiel d’Azure.
Références
1. Public Cloud Services, Worldwide and Regions, Industry Sectors 2009-2014, juin 2010
2. Cloud Computing & SaaS : Attentes et Perspectives – 2010
3. Le Cloud pourrait rapporter 37 milliards d’euros à la France d’ici 2015, linformaticien.com, décembre 2010
4. Platform-As-A-Service Market Sizing, July 13, 2009
5. Impact du Cloud Computing sur la fonction SI et son écosystème - Rapport d’étape et témoignages d’entreprises", octobre 2010
Le futur d’Azure : créer un continuum entre le SI interne et le Cloud public