Mettre de l’intelligence sur la surface de vente
La technologie a une vertu : elle permet de rendre certains devices encore plus intelligents. Soit en enrichissant la relation client, soit en adressant des messages plus pertinents.
Les retailers sont parfois frileux à implémenter de nouvelles solutions technologiques sur la surface de vente, estimant souvent que «tout a été fait». Vrai ou faux ?
Evidemment
un peu les deux ! Beaucoup a été fait, par exemple au niveau de la caisse. Certaines
enseignes – c’est le cas en alimentaire – ont revu l’ensemble de leurs terminaux
lors du déploiement de leur outil de fidélité. De fait, il s’agit d’opérations importantes,
concernant des milliers de postes de travail. Mais, en parallèle, dans certains
métiers, le poste de caisse est encore à découvrir. Combien de coiffeurs sont équipés
d’une caisse digne de ce nom qui gère les encaissements, lit les codes-barres ou
intègre une fonctionnalité de fidélité ?
C’est peut-être caricatural...
Sur l’exemple peut-être, mais pas dans l’idée. De nombreux magasins exploitent des caisses vieillissantes dont certaines fonctionnent parfois avec des OS non maintenus. Elles remplissent certes leur mission première, l’encaissement, et ce, avec une réelle robustesse. Mais il y a aujourd’hui mieux à faire... Tous les retailers, indépendamment de leur taille ou de leur organisation, ont un même défi : comment mettre davantage d’intelligence sur la surface de vente ?
Pourquoi ?
Très simplement : pour améliorer la relation client et adresser des messages plus pertinents !
Sous quelle forme ?
Il y a bien sûr la caisse, le premier sujet sur lequel le retailer doit être en alerte. Car tous les clients y passent ! Mais, au-delà, c’est tous les points de contact avec le shopper sur la surface de vente. Les bornes vidéo de démonstration par exemple, souvent composées d’un écran télé et d’un magnétoscope qui ressasse dans quelques cas le même argumentaire depuis des mois alors que le produit n’est plus disponible ! Rendre l’objet intelligent, c’est le connecter avec son environnement pour «pousser» le bon contenu selon le stock, la période ou le type de clients qui fréquentent le magasin. L’affichage multimédia dynamique est aussi une bonne approche pour améliorer le contenu adressé aux clients.
«Mettre de l’intelligence», c’est permettre à un objet de s’adapter à son environnement ?
Par exemple ! Pourquoi ne pas imaginer des étiquettes intelligentes dont les prix changeraient automatiquement selon l’état du stock ? C’est peut-être sans intérêt, mais les retailers doivent se livrer à cet exercice d’imagination. Il y a beaucoup à faire grâce à l’intelligence déportée sur la surface de vente sous forme de terminaux, d’écrans, etc. Et grâce aux OS embedded, customizés exactement selon les usages, les coûts sont maîtrisés.
Maîtrisés, mais réels. N’est-ce pas le frein à de nombreuses applications ?
C’est vrai qu’installer de l’intelligence dans un objet aura toujours un coût. Cela dit, l’expérience nous montre que les retours sur investissement sont très rapides. Car la relation-client ou l’expérience d’achat s’en trouve améliorée. Ce qui, pour le coup, n’a (presque) pas de prix !
En attendant Windows 7 en version embarquée
Avec la gamme Windows Embedded, Microsoft propose une large gamme de systèmes d’exploitation,
d’outils et de technologies spécialement conçues pour les périphériques intégrés.
Qu’il s’agisse de Windows Embedded Standard, de XP Pro for embedded systems, Windows
Embedded CE ou par exemple Windows Embedded POS Ready, l’objectif demeure : accompagner
les retailers dans la mutation des «points de vente» vers les « points de services».
Prochaine étape : la déclinaison de Windows 7 en version Embedded, prévue pour 2010.
Plus d’infos : www.windowsembedded.fr
L’exemple de Carrefour Auteuil
C’est le principe de la visio-assistance (présentée lors de la Journée «Magasin de demain», organisée par Microsoft en 2007). En rayon, un écran, un micro, une webcam et, possiblement, une jeune maman désemparée devant l’offre ! De l’autre côté, grâce à une connection web, un téléconseiller Blédina capable d’aider (ou d’influencer, c’est selon !) la maman dans son choix. Voilà une façon concrète de «mettre de l’intelligence sur la surface de vente», imaginé par Carrefour dans le cadre de la rénovation de son hyper d’Auteuil.
