Justice : faciliter le travail des agents pour l’amélioration du service rendu aux citoyens
En 2004, Microsoft Corp. créait au sein de son département secteur public un service dédié à la justice et à la sécurité publique. Ces
compétences internes aident les partenaires technologiques de l’éditeur à mieux assurer l’informatisation des processus de justice et de sécurité civile souhaitée
par les États. Nikolaz Foucaud, responsable du secteur justice pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, nous présente la vision et le rôle Microsoft dans ce
marché.
Pouvez-vous nous décrire le champ d’intervention de Microsoft dans les secteurs de la sécurité et de la justice ?
Nikolaz Foucaud : « Notre métier reste inchangé : il consiste toujours à concevoir et à développer des logiciels ‘génériques’ qui sont ensuite adaptés par des intégrateurs ou des
éditeurs experts dans les domaines de la justice, de la protection civile et de la défense. Ces produits servent ainsi de socle à des systèmes informatiques qui facilitent par exemple le travail des magistrats dans l’instruction d’un
dossier, l’application des peines ou encore la gestion des tribunaux. En termes de sécurité publique, nos technologies améliorent le travail des agents des douanes et de la police dans des applications de contrôle d’identité, de
biométrie, de surveillance des frontières, de lutte contre la contrebande, de protection des sites sensibles, etc. »
Quelles sont les tendances actuelles concernant l’informatisation de la justice et de la sécurité publique ?
Nikolaz Foucaud : « Je vois deux grands chantiers à l’échelle européenne. Il y a d’une part l’amélioration du service rendu aux citoyens grâce à l’informatisation des
processus. Sans changer les habitudes de travail des agents (juges, avocats, greffiers), il s’agit par exemple de transposer les informations saisies dans un fichier texte vers le système d’information. Une procédure judiciaire
implique à tour de rôle jusqu’à une dizaine d’intervenants différents. En utilisant des technologies comme Microsoft InfoPath et XML, nos partenaires ont les moyens d’informatiser cette chaîne de
traitement, de la rendre à la fois plus rapide, sûre et efficace en créant des passerelles entre les documents saisis par les agents et les logiciels centraux.
De même, nos offres de mobilité ( Windows Embedded, Windows Mobile) permettront à un agent des forces de l’ordre de se rendre compte, lors d’un simple contrôle routier, que tel chauffeur est en fait un délinquant activement recherché par les services de sécurité français ou étrangers.
L’autre grande tendance est celle de l’efficacité des organisations elles-mêmes. Les affaires traitées sont souvent complexes, de nouveaux délits apparaissent quotidiennement – les fraudes à l’identité, la cyber criminalité. De fait, la justice doit coopérer avec d’autres services de l’État : police, défense, affaires sociales, éducation nationale, etc. Pour cela, nous proposons à nos partenaires de développer des systèmes informatiques qui dialoguent entre eux, sur la base de nos technologies éprouvées telles que Biztalk, SQL Server, ou encore notre plate-forme de développement .NET. Là encore, c’est à la fois le travail des fonctionnaires et le service rendu aux citoyens qui s’en trouvent améliorés.
Enfin, j’ajouterai que la plupart des administrations de justice et de sécurité publique assument toujours plus de missions avec des moyens constants, voire en baisse. Les gouvernements sont donc intéressés par les outils, notamment informatiques, qui améliorent leur efficacité ».
De même, nos offres de mobilité ( Windows Embedded, Windows Mobile) permettront à un agent des forces de l’ordre de se rendre compte, lors d’un simple contrôle routier, que tel chauffeur est en fait un délinquant activement recherché par les services de sécurité français ou étrangers.
L’autre grande tendance est celle de l’efficacité des organisations elles-mêmes. Les affaires traitées sont souvent complexes, de nouveaux délits apparaissent quotidiennement – les fraudes à l’identité, la cyber criminalité. De fait, la justice doit coopérer avec d’autres services de l’État : police, défense, affaires sociales, éducation nationale, etc. Pour cela, nous proposons à nos partenaires de développer des systèmes informatiques qui dialoguent entre eux, sur la base de nos technologies éprouvées telles que Biztalk, SQL Server, ou encore notre plate-forme de développement .NET. Là encore, c’est à la fois le travail des fonctionnaires et le service rendu aux citoyens qui s’en trouvent améliorés.
Enfin, j’ajouterai que la plupart des administrations de justice et de sécurité publique assument toujours plus de missions avec des moyens constants, voire en baisse. Les gouvernements sont donc intéressés par les outils, notamment informatiques, qui améliorent leur efficacité ».
Qu’en est-il des questions de traçabilité et de sécurisation des données ?
Nikolaz Foucaud : « Ces aspects ‘cachés’ sont fondamentaux pour des domaines aussi sensibles que la justice, la police ou la défense. À travers nos multiples accréditations
(par exemple ‘Common Criteria’ pour Windows Server), des partenaires tels que Boldon James développent des solutions hautement sécurisées pour l’échange d’information dans le domaine civil comme militaire. À travers l’Europe, nos
consultants et partenaires ont développé de fortes compétences dans les domaines d’annuaire informatique, d’infrastructure de chiffrement par clé publique et clé privée, et de serveur d’authentification. Sur ces bases, ils peuvent
construire l’informatique de confiance réclamée par les gouvernements ».
Qui sont justement vos partenaires, en France et en Europe ?
Nikolaz Foucaud : « Il s’agit de cabinets de conseil et d’intégration comme Accenture, avec qui nous travaillons au niveau mondial sur les dossiers judiciaires intégrés
– une sorte d’équivalent du dossier médical personnalisé dans le monde de la santé. Avec nos outils, Unisys a développé un ‘accélérateur’ destiné aux États membres de l’espace Schengen pour la mise en œuvre de leurs systèmes de sécurité nationaux (SIS II). Nous
avons aussi un partenariat avec HP sur la carte d’identité électronique. En France, Ares a mis en place un suivi en ligne des contentieux gérés par le Conseil d’État, toujours en s’aidant de nos technologies. Nous travaillons également avec des
éditeurs spécialistes de l’informatique judiciaire comme Jurinfor au Portugal, GoPro en Islande ou Ementor au Danemark ».
Pourquoi ces sociétés ont-elles plus intérêt à utiliser vos technologies que celles de vos concurrents ?
Nikolaz Foucaud : « Je pense que nous leur apportons plusieurs éléments déterminants. Premièrement, nous nous sommes dotés d’équipes spécialisées dans ces métiers. Nous
sommes donc en mesure de parler le même langage que nos partenaires, au plan fonctionnel et technique. Deuxièmement, nos technologies se concentrent sur les avantages apportés aux utilisateurs, en termes d’efficacité, de simplicité et de
performance. De plus, ces solutions sont très largement répandues, documentées et rapides à mettre en place. Enfin, leur coût global (achat des licences, exploitation et maintenance) est très compétitif. Ce sont les clés de notre
succès dans ce domaine ».