Entre meilleure gestion des dépenses et des données, l’Europe de la santé se construit
Paru le 4 avril 2005
Les systèmes de protection sociale représentent dans l’Union européenne entre 6 % et 12 % du produit national brut des pays-membres. Conscients de cette réalité et contraints de maintenir leur déficit public sous la barre des 3 % du produit intérieur brut, les États voient naturellement dans les technologies de l’information un moyen efficace de mieux traiter les informations liées à la santé, de lutter contre les fraudes et de simplifier la vie de leurs citoyens.
Si les politiques de santé et de protection sociale à l’échelle européenne restent du ressort de chaque pays-membre, avec une intervention plus ou moins forte de l’État-providence, il ressort néanmoins deux lignes de force communes.
Si les politiques de santé et de protection sociale à l’échelle européenne restent du ressort de chaque pays-membre, avec une intervention plus ou moins forte de l’État-providence, il ressort néanmoins deux lignes de force communes.
Vers une gestion tout-informatisée
La première d’entre elles touche au traitement des informations concernant la protection sociale des citoyens : système de santé, de retraite, assurance-chômage, allocations familiales. De l’identification des personnes au recensement des prestations qui leur sont fournies, en passant par le remboursement d’actes médicaux, une grande partie de ces processus administratifs reste traitée manuellement. « Pire, il arrive que l’information soit numérisée, avant de repasser par une étape de document analogique, et d’être de nouveau saisie informatiquement !, observe Gilles Polin, responsable du marché administration en ligne chez Microsoft Europe. Cela engendre une perte de temps et d’efficacité tout en augmentant fortement le risque d’erreurs de traitement. »
Cette rationalisation concerne les processus en lien direct avec les citoyens (front office) comme ceux gérés en arrière-plan (back office). Par exemple, quand on sait que les commandes publiques dans l’Union européenne représentent 1 700 milliards d’euros par an, soit 16 % du PNB communautaire, on imagine sans peine les économies conséquentes réalisées sur des achats effectués de façon groupée par une administration…
Face à ce constat, l’amélioration passe par un dialogue plus fluide et soutenu entre les applications informatiques développées au cours du temps – ou, pour le dire en termes techniques, dans l’interopérabilité des systèmes d’information de protection sociale. Microsoft a considérablement étoffé ce pan de son offre, qu’il s’agisse de BizTalk Server et de ses 300 connecteurs natifs vers des bases de données ou des progiciels issus d’autres éditeurs, de son cadre de développement .NET, d’Open XML ou encore de sa gamme progicielle Dynamics (Axapta, Navision).
Cette rationalisation concerne les processus en lien direct avec les citoyens (front office) comme ceux gérés en arrière-plan (back office). Par exemple, quand on sait que les commandes publiques dans l’Union européenne représentent 1 700 milliards d’euros par an, soit 16 % du PNB communautaire, on imagine sans peine les économies conséquentes réalisées sur des achats effectués de façon groupée par une administration…
Face à ce constat, l’amélioration passe par un dialogue plus fluide et soutenu entre les applications informatiques développées au cours du temps – ou, pour le dire en termes techniques, dans l’interopérabilité des systèmes d’information de protection sociale. Microsoft a considérablement étoffé ce pan de son offre, qu’il s’agisse de BizTalk Server et de ses 300 connecteurs natifs vers des bases de données ou des progiciels issus d’autres éditeurs, de son cadre de développement .NET, d’Open XML ou encore de sa gamme progicielle Dynamics (Axapta, Navision).
La puce joue sa carte contre les fraudes
Deuxième axe d’amélioration : la lutte contre les fraudes. Souvent, les États distribuent à la population des cartes à puce, par exemple, la carte Vitale en France. Actuellement, ces supports contiennent encore peu d’informations (identité, numéro de titulaire), à la différence des cartes de nouvelle génération qui incluent une photographie du titulaire plus d’autres informations et un mot de passe, toujours dans l’optique de renforcer les barrières contre la fraude. « On observe une tendance qui consiste à réunir plusieurs applications dans une seule puce, afin de simplifier le dialogue entre les personnes et l’administration », complète Gilles Polin. Une carte de santé peut ainsi être complétée par des données destinées aux assurances, aux mutuelles, à des prestataires de service à la personne, à d’autres administrations, etc. Evidemment, l’impératif de sécurisation et de protection des informations confidentielles contenues dans de la carte s’accroît en proportion.
Microsoft a justement intégré la solution CardSpace à son nouveau système d’exploitation Windows Vista. CardSpace fonctionne comme un sélecteur d’identité, ne délivrant que l’information adaptée, et définie par l’utilisateur, auprès de tiers avec lesquels il est en relation (administrations ou entreprises privées).
La carte à puce semble tenir la corde comme support d’authentification et de gestion des relations entre les administrés et les organismes de protection sociale. L’actuelle European Health Insurance Card promue par la Commission européenne devrait à terme adopter cette technologie, garante d’efficacité, de confidentialité et de rationalité ; conforme en cela aux orientations de tous les gouvernements de l’Union européenne.
La fraude aux administrations sociales coûte chaque année environ 3 milliards d’euros dans le seul Royaume-Uni (soit l’équivalent en coût d’une quarantaine d’avions ou de 150 hôpitaux pour enfants).
Microsoft a justement intégré la solution CardSpace à son nouveau système d’exploitation Windows Vista. CardSpace fonctionne comme un sélecteur d’identité, ne délivrant que l’information adaptée, et définie par l’utilisateur, auprès de tiers avec lesquels il est en relation (administrations ou entreprises privées).
La carte à puce semble tenir la corde comme support d’authentification et de gestion des relations entre les administrés et les organismes de protection sociale. L’actuelle European Health Insurance Card promue par la Commission européenne devrait à terme adopter cette technologie, garante d’efficacité, de confidentialité et de rationalité ; conforme en cela aux orientations de tous les gouvernements de l’Union européenne.
La fraude aux administrations sociales coûte chaque année environ 3 milliards d’euros dans le seul Royaume-Uni (soit l’équivalent en coût d’une quarantaine d’avions ou de 150 hôpitaux pour enfants).