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Selon le rapport de BSA, le piratage des logiciels informatiques en Algérie à hauteur de 84% a avoisiné les 83 millions de dollars en 2011
57% des utilisateurs d’ordinateurs reconnaissent, en général, leur piratage de logiciels
mardi, juin 05, 2012
Algérie, Algérie

57% des utilisateurs d’ordinateur ont admis qu’ils ont acquis des logiciels piratés, a rapporté aujourd’hui la Business Software Alliance dans l’Etude BSA sur le Piratage Mondial des Logiciels- Edition 2011. Quelques utilisateurs déclarent qu’ils piratent toujours ou presque toujours. D’autres disent qu’ils le font occasionnellement ou rarement. Le résultat net s’est traduit par un taux de piratage des logiciels informatiques de 84% l’année dernière en Algérie, signifiant que sur 100 programmes installés par les utilisateurs, 84% l’ont été sans licence. La valeur commerciale de ce piratage était estimée à 83 millions de dollars.

« Si 57% des utilisateurs d’ordinateurs admettaient pratiquer le vol à l’étalage – même rarement- les autorités réagiraient immédiatement pour remédier au problème. Le piratage de logiciel exige une réaction similaire ; des initiatives intensives d’instruction et de sensibilisation du public et des opérations d’application de la loi le cas échéant », a dit Dale Waterman, Corporate Attorney for Anti- Piracy (Avocat d’entreprise d’anti-piratage) pour la région du Moyen Orient et d’Afrique auprès de Microsoft, l’un membre de BSA.

« Le piratage en Algérie est devenu une vraie nuisance et presque inévitable. Affectant les petites et particulièrement les grandes entreprises ainsi que les institutions publiques, celles-ci s’exposent pleinement à différents risques y compris les risques judiciaires et liés à la sécurité informatique. Les sociétés en Algérie ainsi que les institutions publiques et au premier chef leurs PDG, leurs directeurs des Technologies de l’Information et leurs directeurs financiers doivent prendre le plutôt possible les mesures requises afin que leur société ou institution se mettent en conformité. Ils sont d’abord tenus de faire respecter les lois et les faire appliquer par leurs sociétés, afin de se protéger contre les risques judiciaires mais aussi pour protéger leurs systèmes d’information, les données de l’entreprise et les données de leurs clients. Tout en se souvenant que « Le piratage informatique est une tricherie et la tricherie c’est du vol » implique que les dirigeants d’entreprises en Algérie sachent que la loi algérienne condamne le piratage informatique » a dit Mourad Naït Abdesselem, Directeur de Microsoft Algeria Country.

31% des individus qui admettent pirater de logiciels interrogés dans le cadre de l’étude déclarent qu’ils ont acquis les logiciels de façon illégale « tout le temps » ou « la plus part du temps » ou « occasionnellement », alors que 26% disent qu’ils le font « rarement ». Il ressort également de l’étude que les pirates de logiciels sont das l’immense majorité des jeunes et des hommes- – et ils installent plusieurs logiciels de tous types sur leurs ordinateurs par rapport aux pirates qui le font rarement ou à ceux qui ne se livrent pas au piratage.

Le progrès que réalisent plusieurs pays en matière de réduction des taux de piratage à travers le monde démontre la valeur des efforts durables d’anti-piratage. BSA a confirmé qu’il y a des mesures qui ont fait leurs preuves que les gouvernements dans le monde peuvent adopter pour réduire efficacement le piratage de logiciel :

  • Améliorer l’instruction et la sensibilisation du public sur le piratage de logiciels et les droits de propriété intellectuelle en coopération avec l’industrie et les autorités.
  • Moderniser les protections des logiciels et des autres oeuvres protégés par les droits d’auteurs afin d’être au diapason des nouvelles innovations telles que le « cloud computing » et la prolifération des appareils mobiles connectés.
  • Renforcer l’application des lois sur la propriété intellectuelle avec des ressources dédiées à cet effet, y compris les unités spécialisées chargées du contrôle, la formation des forces de l’ordre et des fonctionnaires de justice et améliorer la coopération transfrontalière entre les organismes d’application de la loi.
  • Donner l’exemple en utilisant uniquement les logiciels pourvus de licence, appliquer les programmes de Software Asset Mangement (SAM) (gestion des actifs logiciels) et en promouvant l’utilisation de logiciels légaux dans les entreprises étatiques et parmi tous les prestataires de services et fournisseurs.

« Notre expérience à travers le monde indique que lorsque le Gouvernement est activement impliqué dans les initiatives d’instruction et de sensibilisation à long terme et la prise de mesures répressives adéquates afin de s’assurer que ceux qui piratent soient réellement sanctionnés par la loi, alors le pays en question constate des réductions importantes du taux de piratage de logiciel. Ceci profitera à tout l’écosystème de TI en Algérie », a déclaré Dale Waterman.

« Le piratage informatique continue à causer une hémorragie dans l’économie mondiale, l’innovation des TI et la création des postes d’emploi », a dit le Président Directeur Général de BSA Robert Holleyman. « Les Gouvernements doivent prendre des mesures pour moderniser les lois sur la propriété intellectuelle et élargir leurs efforts répressifs afin d’assurer que les pirates de logiciels soient sanctionnés».

En général, il ressort de l’étude que les taux de piratage des marchés émergeant surpassent ceux des marchés matures – 68% contre 24%, en moyenne – et les marchés émergents sont responsable en grande partie de l’augmentation du manque à gagner lié au piratage dans le monde. Cela permet de comprendre la dynamique de marché liée au taux de piratage, qui s’est situé à 42% à l’échelle mondiale en 2011, alors que la constante expansion du marché émergeant a contribué à l’augmentation du manque à gagner lié au piratage à 63,4 milliards de dollars.

D’autres résultats de l’Etude sur le piratage de logiciels dans le monde par BSA cette année incluent :

  • En général, les pirates de logiciels les plus fréquents sont majoritairement des jeunes et des hommes – et ils sont deux fois plus susceptibles de vivre dans un pays émergeant que dans un pays développé (38% contre 15%).
  • Les décideurs du monde des affaires reconnaissent qu’ils piratent les logiciels plus fréquemment que les autres utilisateurs – et ils sont deux fois plus susceptibles que les autres d’admettre qu’ils achètent un logiciel pour un ordinateur et ils l’installent sur d’autres machines dans leurs bureaux.
  • En général, les droits de la propriété intellectuelle et le principe de leur protection sont très bien soutenus, mais en réalité il y a un manque troublant d’incitation des pirates à changer leur comportement. Seuls 20% des pirates habituels dans les marchés matures- et 15% dans les marchés émergeants – déclarent que le risque de se faire prendre est une raison de ne pas pirater les logiciels.

Il s’agit de la neuvième étude sur le piratage des logiciels dans le monde effectuée par BSA en partenariat avec IDC et Ipsos Public Affairs, deux des plus grandes sociétés de recherche indépendantes. La méthodologie de l’étude consiste à recueillir 182 entrées de données distinctes et à évaluer les tendances des logiciels et des PC dans 116 marchés. L’étude de cette année inclut également une enquête sur 15 000 utilisateurs d’ordinateurs dans 33 pays qui, ensemble, constituent 82% du marché mondial des ordinateurs.

Une copie intégrale de l’étude BSA sur le piratage des logiciels dans le monde, édition 2011 peut être téléchargée à partir du site web de la BSA : www.bsa.org/globalstudy

Présentation de BSA

La Business Software Alliance (www.bsa.org) est le plus ardent défenseur de l’industrie des logiciels. C’est une association de près de 100 compagnies de rang mondial qui investissent des milliards de dollars annuellement afin de créer des solutions de logiciels qui relancent l’économie et améliore la vie moderne. A travers des relations gouvernementales internationales, l’application des lois sur la propriété intellectuelle et les activités pédagogiques, BSA élargit les horizons du monde numérique et construit des liens de confiance dans les nouvelles technologies en le faisant avancer.

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