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Evènements participants
au jeu concours

  • Jeu-concours du 01/11/13 au 28/02/14 :

6 février : un événement de ADEO à l’Ecole Valentin de Besançon.
11-12&13 février : les Techdays, un événement de MICROSOFT à Paris.
18 février : un événement de MICROSTORE à Lyon.
20 février : un événement de ABICOM à Saint-Etienne.

  • Jeu-concours du 03/03/14 au 30/06/14 :

  18 mars : Inmac à Marseille
25 mars : Serians à Nancy
27 mars : Inmac à Lyon
27 mars : Avassys à Lyon
03 avril : Alticap à Limoges
03 avril : Services2i à Saint-Etienne
08 avril : Alticap à Le Mans
10 avril : Alticap à Rennes
15 avril : Alticap à Deauville
15 et 16 avril : Likinia à Caen
17 avril : Abicom à Clermont
17 avril : Inmac à Nantes
17 avril : Alticap à Nantes
18 avril : JDL à Seynod
22 avril : ATN Group à Grenoble
24 avril : Sam Avangarde à Monaco
24 et 25 avril : A2com à Avignon
  12 mai : Mismo à Nantes
13 mai : Infoproject à Dijon
21 mai : Mismo à Brest
02 juin : Mismo à Paris
05 juin : Inmac à Bordeaux
05 juin : Alpix à Troyes
06 juin : Equadex à Foix
10 juin : Project SI au Campus Microsoft
(Issy-Les-Moulineaux)
12 juin : Ordysis à Nîmes
19 juin : Acecom à Avignon
19 juin : Inmac à Toulouse
24 juin : JDL à Lyon
24 et 26 juin : Adéo à Besançon
26 juin : Noeva à Nice
 


Créer son entreprise

L'idée

Tout projet de création d'entreprise commence par une idée.
Qu'elle naisse de votre expérience, de votre savoir-faire, de votre imagination ou d'un simple concours de circonstance, il s'agit souvent au départ d'une intuition ou d'un désir qui s'approfondit et mature avec le temps.

  • Plus votre idée est nouvelle, plus vous devez vous interroger sur la capacité de vos futurs clients
    à l'accepter !
  • Plus votre idée est classique ou banale, plus vous devez réfléchir à sa réelle utilité par rapport à l'offre déjà existante sur le marché.

Trouver une idée de création d'entreprise

Aucune idée ne peut être considérée, de prime abord, comme supérieure par rapport à une autre dans le domaine de la création d'entreprise.
Une innovation technologique révolutionnaire ne présente pas plus d'atouts, au départ, que la saisie d'une simple opportunité commerciale sur un marché banal !

Il existe plusieurs sources d'inspiration pour trouver une idée :

Créer dans son métier (activité connue)

Ce type de création peut paraître - a priori - le moins risqué :

  • vous maîtrisez bien l'idée car elle correspond à un métier que vous avez exercé pendant plusieurs années,
  • vous connaissez les règles du jeu,
  • les compétences techniques à mettre en oeuvre font partie de votre savoir-faire... Bref, vous vous sentez à l'aise.

En matière de création d'entreprise, le professionnalisme du créateur est naturellement un facteur de réussite. Ceux qui créent dans un métier qu'ils connaissent bien ont généralement plus de chances de réussir que ceux qui se risquent dans l'inconnu.

Il convient d'être prudent, car cette voie d'accès à la création d'entreprise peut donner un sentiment de sécurité factice : vous êtes expert dans votre domaine, mais vous ne maîtrisez pas forcément les autres facettes du "métier de créateur" (commercialisation, gestion, etc.). Vous n'avez, par ailleurs, peut-être pas suivi l'évolution qui s'est produite dans votre métier de base... N'oubliez pas, par ailleurs, que vous devez être en mesure d'appréhender le marché visé pour pouvoir "faire votre place" face aux concurrents.

Les nouvelles idées, nouvelles tendances

Créer une entreprise à partir de nouvelles idées, de nouvelles tendances nécessite de rester à l'affût de tout ce qui se passe en France ou ailleurs en matière de nouveaux produits, de nouveaux modes de consommation, de nouveaux concepts marketing...

  • La plupart des magazines économiques ou spécialisés en création d'entreprise s'en font l'écho et de nombreux sites internet consacrés aux tendances de notre époque ont vu le jour. Pour les repérer, consulter le dossier nouvelles idées et tendances.

Vous pouvez recevoir par e-mail les "nouvelles idées, nouvelles tendances" repérées dans la presse par le pôle Veille et Prospective de l'APCE en créant gratuitement un compte et en vous abonnant à sa lettre d'actualité quotidienne. En savoir plus

Déceler une opportunité

Une opportunité, une bonne occasion, "l'affaire à ne pas manquer" peut se présenter !
Pour déceler une opportunité, il convient tout d'abord de se mettre dans une disposition d'esprit favorable, se résumant à :

  • Avoir en permanence l'esprit critique pour juger :
    • des situations commerciales présentes,
    • des réels mérites des positions acquises par certaines entreprises,
    • des lacunes des systèmes établis,
    • des défauts des produits ou services offerts,
    • etc.
    Les nouveaux concepts de produits, de services ou de prestations sont souvent le fruit d'une remise en cause ou d'une carence constatée dans l'offre par rapport aux problèmes rencontrés dans la vie en général.
  • Exercer en permanence une grande curiosité intellectuelle : le monde change vite et sans répit. Pour en saisir les opportunités encore faut-il rester en prise avec lui. Cela nécessite une disponibilité intellectuelle importante pour s'informer, analyser, comprendre, anticiper, voire prédire certaines évolutions. Etre curieux de tout pour détecter les opportunités !
  • Faire preuve d'une grande ouverture d'esprit et savoir accepter les apports extérieurs, les savoir-faire ou pratiques différentes qui peuvent ouvrir de nouvelles possibilités commerciales. Il y a souvent, dans les autres économies nationales, quelque chose à transposer ou à adapter pour en faire un projet commercial en France.

Trouver une application nouvelle

Créer une entreprise à partir d'une application nouvelle consiste à utiliser une technique, un savoir-faire, un produit connu en le transposant dans une autre activité, dans un nouveau contexte ou sur un marché différent.

Il y a une part d'innovation dans les applications nouvelles et la réaction souhaitée du consommateur n'est pas toujours certaine. Un projet de création dans une application nouvelle est donc plus risqué, mais, en cas de succès, la rentabilité est supérieure. Par contre le plagiat peut être très rapide.

Créer un nouveau produit ou service

L'innovation pure relève d'un exercice plus ardu. Créer un nouveau produit, généralement à fort contenu technologique, entraîne des besoins importants de capitaux :

  • pour passer à la phase préindustrielle,
  • pour réaliser une étude de marché nécessairement approfondie,
  • et pour attendre la réponse du marché.

De ce fait, les risques se cumulent, mais la rentabilité s'avère normalement plus élevée que dans une activité classique où la concurrence est souvent très forte.

Vous pouvez enfin...

  • Rechercher à vous associer à un projet en cours d'élaboration.
    Certains ont "le produit" ou "le savoir-faire" mais manquent de moyens ou de compétences. Pour cela, plusieurs pistes :
    • effectuez une veille dans les annonces de "recherches de partenariat", bulletins de "propositions d'affaires", bourses d'opportunités, ...
    • rapprochez-vous des chambres de commerce et d'industrie (CCI), des chambres de métiers et de l'artisanat (CMA) ou des autres organismes de développement économique local qui proposent souvent ce service.
  • Acheter un brevet ou négocier une licence d'exploitation d'un brevet ou d'une marque.
  • Rejoindre un réseau de franchise ou de commerce organisé. La notoriété et l'ancienneté du franchiseur ainsi que l'existence de son réseau apportent (avec les obligations d'information qui leur sont imposées) un certain gage de sécurité pour la réussite de l'entreprise nouvelle. Mais cela ne dispense naturellement pas de questionner soi-même une ou plusieurs entreprises liées avec le concédant ou le franchiseur.
    Consulter le dossier franchise.
    Lire l'interview de Chantal Zimmer sur la création en franchise.

La protection de l'idée

L'idée en soi ne peut être protégée.
Seule peut être protégée la forme selon laquelle elle s'exprime : invention, marque, création littéraire ou artistique...

D'une manière générale, on appelle propriété intellectuelle, les droits qui protègent les créations "issues de l'activité de l'esprit humain" contre toute appropriation de tiers. Ces droits se divisent en deux branches :

Le droit d'auteur

Il protège les oeuvres de l'esprit :

  • les oeuvres littéraires : thèses, romans, pièces de théâtre, etc.
  • les oeuvres d'art : peintures, sculptures, oeuvres d'arts appliqués à l'industrie, plans d'architectes, photographies, etc.
  • les oeuvres musicales ou audiovisuelles,
  • les logiciels.

Le droit d'auteur est attribué "naturellement", sans l'accomplissement de formalités particulières.
Toutefois, il s'avère utile, avant de divulguer sa création à des tiers, de se préconstituer des preuves pour être en mesure d'attester que l'on est bien l'auteur de cette création et faire valoir ainsi, le jour voulu, ses droits.

Plusieurs procédures sont possibles :

  • Utiliser l'enveloppe Soleau mise à disposition des créateurs par l'Inpi (Institut national de la propriété industrielle).
  • Déposer un document retranscrivant l'idée auprès de la SGDL (Société des gens de lettres).
  • Utiliser un service de dépôt en ligne. Les principaux sites nationaux proposant ce service étant :
  • Faire établir un constat d'huissier ou un acte notarié, ou s'adresser, soi-même, un pli recommandé qui ne sera pas ouvert lors de la réception.

Pour en savoir plus, se reporter au document Protéger son idée.

Les droits de propriété industrielle

Ils se répartissent en deux catégories :
- les droits sur les créations nouvelles, qu'il s'agisse de créations à caractère utilitaire (brevets d'invention) ou à caractère ornemental (dessins et modèles),
- les droits sur les signes distinctifs : marques, appellations d'origine, indications de provenance.

Les droits de propriété industrielle, contrairement aux droits d'auteur, nécessitent l'accomplissement de formalités particulières auprès de l'Inpi (Institut national de la propriété industrielle).

  • La protection d'une invention s'obtient par la délivrance d'un brevet ou d'un certificat d'utilité.
    Pour être brevetable, l'invention doit répondre à 3 critères :
    - elle doit présenter un caractère absolu de nouveauté : elle ne doit jamais avoir été divulguée au public,
    - elle ne doit pas découler d'une manière évidente de l'état de la technique. En d'autres termes, elle doit faire preuve d'une activité inventive, c'est pourquoi il convient d'effectuer une recherche d'antériorité sur l'invention avant de déposer un brevet,
    - elle doit être susceptible d'application industrielle.
    En savoir plus
  • Le dépôt d'une marque peut être réalisé par toute entreprise, quelle que soit sa forme, ou toute personne physique.
    Il peut s'agir d'une marque de fabrique, de commerce ou de service, ou tout simplement du nom de l'entreprise s'il est suffisamment original et non encore utilisé par une autre entreprise concurrente.
    Peuvent faire l'objet d'un dépôt de marque auprès de l'Inpi, à condition qu'ils soient distinctifs et suffisamment originaux :
    - un signe verbal, qui peut s'écrire ou se prononcer : nom, mots, lettres, chiffres, sigles, slogans, etc.
    - un signe figuratif : dessins, logos, hologrammes, reliefs... mais aussi des formes, nuances précises ou combinaisons de couleurs, etc.
    - un signe sonore : sons, phrases musicales pouvant être matériellement traduits.
    En savoir plus
  • Les dessins et modèles peuvent également faire l'objet d'un dépôt. Désormais, la protection d'un dessin ou d'un modèle peut s'acquérir par l'enregistrement et non du seul fait de sa création.
    Deux systèmes coexistent donc : la protection des dessins et modèles par les droits d'auteurs et leur protection par l'enregistrement à l'Inpi.
    La protection des dessins et modèles s'applique à l'apparence d'un produit ou d'une partie d'un produit ainsi qu'à son ornement : ses lignes, ses contours, ses couleurs, sa forme, sa texture ou ses matériaux.
    Pour bénéficier de la protection :
    - le dessin ou modèle doit être nouveau, c'est-à-dire qu'il ne doit pas être identique ou quasi-identique à un dessin ou modèle divulgué au public antérieurement,
    - il doit présenter un caractère propre, c'est-à-dire susciter chez l'observateur averti une impression visuelle d'ensemble différente de celle suscitée par toute création diffusée précédemment.
    En savoir plus

Indispensable : le nom de domaine ! Si vous avez trouvé un nom original pour désigner votre produit, service ou concept, ayez le réflexe de vérifier si le nom de domaine sur Internet est disponible. Et si c'est le cas, réservez-le immédiatement !

Définir et valider son idée

Quelle que soit son origine, l'idée ne représente, au départ, rien de bien concret.
Pour passer à un projet réaliste, la première chose à faire est de bien la définir, c'est-à-dire de se forcer à la résumer en quelques lignes précises, concises et fortes.
Cet exercice va permettre de coucher sur le papier cette fameuse idée, d'arriver à en cerner clairement les différents aspects en évoquant :
- les caractéristiques du produit ou du service envisagé,
- son utilité, son usage, les performances prévues,
- les grands principes de fonctionnement de l'entreprise à créer.

A ce stade de la réflexion, il faut s'efforcer de prendre conscience des "moins" (faiblesses, lacunes) du produit ou du service proposé, mais aussi, a contrario, des "plus" (caractère novateur ou spécifique) et de ses avantages concurrentiels.

Télécharger gratuitement le guide de l'APCE intitulé : Valider son idée de création d'entreprise

Commencez, dès maintenant à rédiger votre projet en ligne. Cela vous permettra d'ordonner vos idées et de gagner du temps pour la suite ! En savoir plus

Créez un blog, pour décrire votre projet et parler de son avancement. C'est un excellent exercice ! Par ailleurs, les réactions et conseils des personnes qui vous liront pourront vous être très utiles.

En savoir plus

Le projet personnel

Quelle que soit l'origine de votre projet, il est indispensable, pour lui donner un maximum de chances de réussite, de vérifier sa cohérence avec votre projet personnel de créateur.

Les porteurs de projet négligent malheureusement trop souvent cette étape pour se concentrer uniquement sur la faisabilité commerciale, financière et juridique de leur projet.
C'est une erreur ! La maturation d'une idée doit impérativement tenir compte d'éléments plus personnels.
Choisir de créer ne se résume pas à un choix de biens et de services à produire et à commercialiser, c'est aussi le choix d'un mode de vie particulier, qui doit être en cohérence avec les exigences du projet.

Vérifier cette cohérence suppose donc :

  •  de définir votre projet personnel de créateur,
  •  d'analyser les contraintes et exigences inhérentes à votre projet économique, en vous assurant qu'elles peuvent être surmontées,
  •  de vérifier qu'il n'y a pas de contradictions entre les deux projets (personnel et économique),
  •  d'évaluer, s'il y a lieu, les écarts et les actions correctrices à mener.

Le bilan personnel

La réussite d'une entreprise ne dépend pas uniquement d'évènements extérieurs.
Vos contraintes, vos motivations et objectifs personnels, vos compétences et expériences sont des éléments très importants à prendre en considération !

Vos contraintes personnelles

En devenant chef d'entreprise, vous allez devoir passer d'une certaine situation personnelle à une autre, où, par nature, règnent l'imprévu et l'aléatoire.
Vous devez donc prendre en compte les caractéristiques de votre situation présente et vérifier leur compatibilité avec la situation engendrée par la création de l'entreprise.

  • Pourrez-vous dégager suffisamment de temps pour étudier et préparer correctement votre projet, compte tenu de votre situation actuelle ?
    Ayez en tête que "Créer en catastrophe conduit généralement à la catastrophe !"
    Une bonne préparation peut prendre entre six mois et deux ans et il est préférable de vous y consacrer pleinement
  • Votre entourage adhère-t-il au projet ? Cette adhésion est très importante, en particulier celle de votre conjoint, qui peut vous apporter une aide psychologique et matérielle en prenant en charge certaines tâches.
    Votre famille sera-t-elle prête à consentir certains sacrifices pendant la phase de démarrage de l'entreprise : déménagement éventuel, nouvelles conditions de vie familiale défavorables (moins de temps libre, moins de congés), baisse du niveau de vie ?
    Si le projet n'est pas partagé par l'entourage, des tensions peuvent très vite se créer !
  • Vos charges familiales sont-elles compatibles avec le projet ? Cette question sera primordiale si vous ne bénéficiez pas de sources de revenus en attendant la montée en puissance de l'entreprise : salaire de votre conjoint ou revenus fonciers par exemple.
  • Votre apport financier personnel est-il suffisant pour chercher des financements complémentaires et convaincre des partenaires financiers ? (Il doit représenter au minimum 30 % de vos besoins financiers.)
  • L'entreprise pourra-t-elle générer, en temps voulu, le revenu minimal vital qui vous est nécessaire, compte tenu de vos charges financières actuelles : crédits personnels en cours, pension alimentaire, frais de scolarité élevés, ... ? Les revenus que vous souhaitez obtenir sont-ils réalistes par rapport aux potentialités de l'affaire ?
  • Votre santé est-elle compatible avec les exigences du projet ? Notamment lorsqu'il faudra faire face à des périodes d'intense charge de travail ?
    N'oublions pas que la création d'une entreprise s'avère source non négligeable de stress.
  • Enfin, votre statut actuel vous impose-t-il certaines choses, ou vous donne-t-il au contraire certains droits ? Si vous êtes salarié, demandeur d'emploi, retraité, fonctionnaire, mineur, étranger, marié... lisez attentivement les documents qui vous concernent dans la rubrique Le porteur de projet du site de l'APCE (voir menu de gauche).
    Vous pouvez également prendre connaissance des fiches profils que vous retrouverez sur la page d'accueil du site (dans l'encadré intitulé Vous êtes ?).

Vos motivations et objectifs personnels

On ne crée pas une entreprise sans raison précise. Les motivations ne sont pas toujours toutes clairement exprimées et certaines peuvent entraîner des déconvenues.
Il faut donc vous poser, en toute conscience, la question : pourquoi est-ce que je veux créer une entreprise ?"

 Par goût des responsabilités ?

Serez-vous capable de prendre seul des décisions stratégiques qui s'imposeront ?

 Pour vivre un partenariat ?

Avez-vous avec vos futurs partenaires les mêmes motivations, la même idée de l'entreprise que vous voulez créer et de la place que vous souhaitez y occuper ?

 Pour travailler avec votre conjoint ?

Réfléchissez bien... outre les problèmes relationnels susceptibles de se poser, une seule source de revenu peut être dangereuse pour le couple...
Par ailleurs, êtes-vous certain de ne pas croire au projet... parceque votre conjoint y croit ? Redoublez d'esprit critique !

 Pour développer une entreprise et en faire, à terme, une entreprise importante ?

Ne négligez pas le temps de préparation d'un tel projet.

 Pour mettre en pratique une idée qui vous  obsède depuis un certain
temps ?

Mais une obsession ne doit pas être aveuglante...

 Pour acquérir une indépendance ?

Assurez-vous que cette motivation ne vous conduira pas à certaines erreurs, comme, par exemple, vous isoler, refuser l'aide et le conseil de professionnels. Et soyez conscient que, dans certaines activités, la pression permanente de la clientèle altère beaucoup cette notion d'indépendance !

Pour atteindre une certaine position sociale ?

Avez-vous conscience des nouvelles obligations que vous devrez supporter en contrepartie ?

Pour concrétiser un rêve, une passion ?

Une passion ne doit pas pousser à se masquer la réalité...

Pour vous réaliser, changer de vie ?

Serez-vous prêt à accepter un changement brutal (changement d'environnement, changement de rythme, ...) ?

Pour disposer d'un revenu
immédiat ?

Des décalages peuvent exister entre le démarrage de l'activité et les premières rentrées d'argent...

Pour exploiter une opportunité ?

Si celle-ci vous "tombe dessus", êtes-vous réellement fait pour la création d'entreprise si vous n'avez jamais évoqué cette perspective auparavant ?

Pour augmenter vos revenus, votre patrimoine ?

L'argent est une motivation qui ne doit pas occulter l'examen critique des potentialités de l'entreprise envisagée.


Certaines raisons sont un gage de succès, car il s'agit de motifs impérieux pour lesquels vous serez prêt à tous les sacrifices.
D'autres motivations risquent au contraire de se révéler néfastes pour la bonne préparation de votre projet, car elles vous pousseront à monter l'entreprise - quoi qu'il arrive - sans tenir compte de la réalité.

Vos compétences

Un créateur doit posséder à la fois :

  • Une personnalité dont les traits les plus marquants seront, ou non, adaptés aux qualités qu'il est nécessaire de posséder pour mener à bien le projet.
    Par exemple : un compagnon menuisier timide et introverti pourra difficilement se lancer seul en tant qu'artisan dans le métier de cuisiniste. En effet, le marché de la cuisine pour les particuliers est le théâtre de luttes âpres entre distributeurs ayant une force commerciale très agressive.
  •  Un potentiel, c'est-à-dire une capacité personnelle d'action, de résistance physique, de solidité psychologique, d'entregent, de débrouillardise, de capacité à rebondir, ...
    Cette capacité sera, ou non, suffisante pour faire face aux aléas du démarrage et de la conduite de l'entreprise.
    Par exemple : un créateur souhaitant se lancer dans un projet nécessitant une présence active quotidienne de 12 heures, 6 jours par semaine, devra vérifier que sa santé le lui permettra.
  •  Des connaissances et compétences techniques, commerciales, de gestionnaire qui s'avéreront adaptées ou manquantes pour les besoins du projet.
  •  Une expérience : les activités antérieures, en particulier professionnelles, peuvent être un atout important si elles sont en relation avec le projet.
    Le professionnalisme est une condition de succès, de même qu'un tissu relationnel important dans le milieu concerné.
    A l'occasion d'une création, les connaissances et l'expérience acquises demandent, bien souvent, à être complétées par une formation adéquate.

L'analyse de contraintes du projet

A ce stade de la réflexion, vous devez être en mesure de déterminer les contraintes inhérentes à votre projet, qui concernent  :

  •  Le produit ou la prestation : sa nature, ses caractéristiques, son processus de fabrication ou de mise sur le marché, ...
  •  Le marché : celui-ci peut être nouveau, en décollage, en pleine maturité, en déclin, saturé, fermé, peu solvable, très éclaté, ...
  •  Les moyens à mettre en oeuvre (les processus de fabrication, de commercialisation, de communication, de gestion, de service après vente, ...) peuvent entraîner des contraintes importantes.
  •  La législation : de l'existence de contraintes légales (ex. : accès à la profession, règlementation relative à la sécurité, ...) peuvent dépendre la faisabilité et la viabilité du projet. Pour obtenir des informations sur la législation relative à votre activité, reportez-vous à la rubrique Informations sectorielles du site de l'APCE. En savoir plus

Un long travail de réflexion doit mettre en évidence ces contraintes,  considérer qu'elles seront surmontables et déterminer, en parallèle, les parades qui s'avèreront nécessaires.

Pour vous aider dans cette analyse : téléchargez le guide de l'APCE intitulé Valider son idée de création et procurez-vous la fiche professionnelle correspondant à votre activité, s'il en existe une. Vous gagnerez ainsi un temps précieux ! En savoir plus

La cohérence homme / projet

Les écarts entre :
- le temps, l'organisation, les compétences nécessaires au projet, d'une part,
- vos atouts et compétences personnels, d'autre part,
vont vous permettre de prendre une décision :

  • passer à une seconde phase : le montage du projet d'entreprise,
  • renoncer à un projet qui présente trop de risques,
  • ou le différer pour chercher un complément de temps, de ressources financières ou de formation.

Dans ce dernier cas, des actions correctives doivent être envisagées en évaluant préalablement leur coût et leur délai. Selon les cas, il pourra s'agir par exemple :

  •  pour vous donner du temps, de demander un congé création d'entreprise ou d'envisager une démission ou un travail à temps partiel
    En savoir plus
  •  pour compléter vos ressources financières, de libérer quelques liquidités, de solliciter vos proches (famille et relations), ou encore de modifier certains objectifs du projet de manière à en abaisser le coût,
  •  pour accroître vos compétences, d'envisager une formation, de surveiller certains de vos défauts et de valoriser vos points forts, ou encore de rechercher des associés ayant une expérience et un savoir-faire complémentaires.

En savoir plus

L'étude de marché

Vous avez vérifié la cohérence de votre projet par rapport à vos propres contraintes et atouts personnels ?
Vous devez désormais vous assurer de sa faisabilité commerciale en réalisant l'étude de marché.

Cette étape fondamentale est un passage obligé pour tout futur chef d'entreprise, dans la mesure où elle vous permet :
• de mieux connaître les grandes tendances et les acteurs de votre marché, et de vérifier l'opportunité de vous lancer,
• de réunir suffisamment d'informations qui vont vous permettre de fixer des hypothèses de chiffre d'affaires,
• de faire les meilleurs choix commerciaux pour atteindre vos objectifs (déterminer sa stratégie),
• de fixer, de la manière la plus cohérente possible, votre politique "produit", "prix", "distribution" et "communication" (mix marketing),
• d'apporter des éléments concrets qui vous serviront à établir un budget prévisionnel.

Pourtant, lorsque l'on interroge les porteurs de projet, on obtient souvent ce type de témoignage :
"J'ai le projet de créer un commerce de prêt-à-porter... Je connais bien les produits vendus dans mon futur point de vente et le type de clientèle correspondant car je suis vendeur depuis près de dix ans dans ce secteur d'activité.
Grâce à cette expérience, je peux me passer d'une étude de marché qui me semble coûteuse en temps et en argent, et me consacrer à la faisabilité financière de mon projet."

L'étude de marché est donc encore négligée par beaucoup de créateurs qui n'ont pas conscience de son utilité. Si elle ne représente pas un gage de succès absolu, sa vocation est de réduire au maximum les risques en vous permettant de mieux connaître l'environnement de votre future entreprise, et ainsi de prendre des décisions adéquates et adaptées : "Je connais mon marché, je suis donc capable de décider".


Mieux connaître les grandes tendances du marché ainsi que ses acteurs et vérifier l'opportunité de se lancer

L'appellation "étude de marché" peut intimider ceux qui, ne se sentant pas suffisamment compétents, préféreront éviter ou négliger cette étape. Or, une étude de marché reste avant tout une affaire de méthode et de bon sens !
Il serait imprudent de se lancer dans un projet sans avoir répondu aux questions suivantes :

Quelles sont les grandes tendances du marché ?

Il s'agit tout d'abord de clairement identifier votre marché :
- marché des entreprises, des particuliers, des loisirs, des biens de grande consommation ?
- marché en développement, en stagnation, en déclin ?
- que représente-t-il en volume de vente et en chiffre d'affaires ?

Qui sont les acheteurs et les consommateurs ?

Quels sont leurs besoins ?
Comment achètent-ils ?
Où vivent-ils ?
Comment se comportent-ils ?...

Qui sont les concurrents ?

Combien sont-ils ?
Où sont-ils ?
Que proposent-ils ?
A quels prix ?...

Quel est l'environnement de mon marché ?

Il s'agit ici d'identifier :
- les processus d'innovation et les évolutions technologiques de votre marché,
- son cadre réglementaire et législatif (autorisations requises, taxes à payer, diplôme à posséder, identification des prescripteurs, ...)

Quelles sont les contraintes de mon marché et les clefs de succès ?

Quelles sont les opportunités et les menaces éventuelles ?

Y-a-t-il, oui ou non, une opportunité pour que mon projet réussisse ?

Votre projet a-t-il sa place sur le marché ?
Va-t-il apporter un "plus" par rapport à la concurrence ?
Va-t-il répondre à un besoin non encore couvert par la concurrence ?

Fixer des hypothèses de chiffre d'affaires

Après avoir analysé méthodiquement le marché, vous devez être en mesure d'évaluer un chiffre d'affaires prévisionnel réaliste.
De ces objectifs dépendront non seulement la décision définitive de vous lancer, mais également l'ensemble de la politique de développement commercial de l'entreprise et des moyens financiers, matériels et humains à mettre en place.
Il est donc recommandé d'agir avec précaution, réflexion et mesure.

Il n'existe pas une, mais plusieurs méthodes de calcul pour aboutir à un chiffre d'affaires réaliste :
- l'une d'elles consiste à étudier des projets similaires sur votre zone ou sur d'autres zones géographiques.
- une autre à évaluer, dans le cadre d'une enquête de terrain, les intentions d'achat des clients potentiels,
- une autre à tester votre projet en grandeur nature.

L'idéal est d'utiliser plusieurs méthodes afin de faire ressortir une hypothèse basse et une hypothèse haute.

Faire les meilleurs choix pour atteindre ses objectifs

Certains parleront de "choix à faire", d' "axes prioritaires" ou encore d' "angle d'attaque du marché"... d'autres parleront de "stratégie commerciale"...
Au-delà d'un vocabulaire technique, parfois mal adapté, il est nécessaire de faire un point sur l'utilité et l'objectif de la stratégie.

La stratégie, c'est en fait le fil conducteur qui va permettre à votre entreprise d'atteindre le chiffre d'affaires que vous avez fixé au préalable.
Il s'agit d'opter pour le meilleur angle d'attaque en tenant compte des concurrents, des clients et du projet.
C'est généralement l'étape la plus délicate car elle nécessite réflexion, logique, créativité et souvent talent.
En fixant votre stratégie, gardez à l'esprit la manière avec laquelle vous allez atteindre vos objectifs en vous insérant durablement sur votre marché, tout en tenant compte des spécificités de votre entreprise !

Obtenirle mix-marketing le plus cohérent possible

On appelle mix marketing l'ensemble des décisions de marketing prises par l'entreprise, à un moment donné, sur un produit ou sur l'ensemble de sa gamme, pour influencer et satisfaire sa clientèle. Ces décisions concernent :

• le produit : quel(s) produit(s) ou service(s) allez-vous proposer à vos futurs clients ?

• le prix : à quels prix allez-vous le(s) vendre?

• la distribution : comment allez-vous le(s) vendre ? Quels vont être vos réseaux de distribution (en direct, avec des intermédiaires, par internet) ?

• et la communication : comment allez-vous vous faire connaître ?

Exemple de manque de cohérence : accepteriez-vous d'acheter du pain 30 % plus cher qu'ailleurs, alors que celui-ci ne serait pas de meilleure qualité que celui des autres boulangers ?

Apporter des éléments concrets qui serviront à établir le budget prévisionnel

Après avoir défini les différents éléments du mix-marketing, vous êtes en mesure de chiffrer le coût des actions que vous envisagez de mettre en oeuvre pour vous lancer.

• Quel sera le coût de fabrication ou de production du produit par exemple ?

• Quel seront les coûts de commercialisation ?

• Ou encore, quel sera le coût de la promotion ou de la communication ?

Tous ces éléments chiffrés seront par la suite réintégrés dans le plan de financement de votre entreprise.

Comment réaliser votre étude de marché ?

• Tout d'abord en acquérant un minimum de connaissances sur la notion de "marché" et sur les moyens d'actions permettant d'agir sur un marché.

• Puis en suivant une démarche ordonnée et structurée : recherche d'informations, réalisation d'enquêtes, synthèse et analyse des informations recueillies, rédaction d'un rapport, estimation du CA prévisionnel, ...

L'APCE vous propose une méthode de travail de base permettant à un porteur de projet non averti d'aborder son étude de marché, seul ou avec une aide extérieure.

En savoir plus

Les prévisions financières

Etablir vos prévisions financières consiste :

• à traduire, en termes financiers, tous les éléments que vous avez réunis au cours des étapes précédentes,
• et à vérifier la viabilité de votre entreprise en projetant ces éléments sur une période pertinente et suffisamment lisible : 3 ans.
A noter : pour les gros projets, il n'est pas rare que les prévisions soient réalisées sur 5 ans, voire plus. Mais, dans la majorité des cas, une période triennale est largement suffisante.

Vous avez fait un certain nombre de choix qui concernent la nature de vos produits ou prestations, leur commercialisation, la manière dont vous allez gérer votre future entreprise, ... Ces choix nécessitent de recourir à certains moyens techniques et humains, qu'il convient maintenant d'évaluer précisément. Pour cela, une méthode simple consiste :

• à répondre, pour chaque fonction de l'entreprise (acheter, stocker, fabriquer, prospecter, vendre, ...) aux questions suivantes : Comment ? Avec quoi ? Avec qui ?
• puis, à dresser un tableau reprenant l'ensemble de ces moyens avec leur traduction en termes de coûts, excepté les capitaux découlant implicitement du cycle d'exploitation sur lequel nous reviendrons en parlant du "besoin en fonds de roulement". En savoir plus

A partir de ces données, vos prévisions financières devront pour l'essentiel répondre à 5 grandes questions :

1. Quels sont les capitaux nécessaires pour lancer le projet ? Est-il possible de les réunir ?
L'élaboration du plan de financement initial permettra de répondre à ces questions.

2. L'activité prévisionnelle de l'entreprise va-t-elle générer un montant de recettes suffisant pour couvrir les charges entraînées par les moyens humains, matériels et financiers mis en oeuvre ? En d'autres termes, votre projet sera-t-il rentable ?
L'élaboration du compte de résultat prévisionnel permettra de répondre à cette question.

3. Les recettes encaissées par l'entreprise tout au long de l'année permettront-elles de faire face en permanence aux dépenses de la même période ?
Le plan de trésorerie permettra de mettre en évidence, mois par mois, l'équilibre ou le déséquilibre entre encaissements et décaissements.

4. Quel montant minimal de ventes ou de prestations de services faudra-t-il impérativement atteindre au cours de la première année pour pouvoir au moins faire face à toutes les charges de l'exercice ?
Le calcul du "point mort" (ou "seuil de rentabilité") - permettra de répondre à cette question.

5. Enfin, la solidité financière de votre entreprise, prévue grâce au plan de financement initial, se poursuivra-t-elle au fur et à mesure du développement de l'affaire ?
Le plan de financement à 3 ans permettra de vérifier si, effectivement, la structure financière de votre entreprise se maintient et même s'améliore, malgré les nouveaux besoins durables de financement qui apparaitront dans le temps. Une bonne structure financière est une des conditions de longue vie pour les nouvelles entreprises.

Cette démarche doit vous conduire à construire un projet cohérent et viable puisque chacune des options prises trouve sa traduction financière et sa répercussion sur les équilibres financiers.
Si le déséquilibre est trop important, le projet doit être remanié et sa structure financière adaptée en conséquence.



L'établissement du plan de financement initial

Il consiste à remplir un tableau regroupant :

•  du côté gauche, tous les besoins financiers durables de l'entreprise, c'est-à-dire :

• les frais d'établissement,
• les "équipements" au sens large qu'il faut acheter (les investissements HT selon leur nature deviendront ultérieurement les immobilisations incorporelles, corporelles et financières dans le bilan du premier exercice de l'entreprise),
• le Besoin en fonds de roulement (BFR), c'est-à-dire le montant d'argent utilisé en permanence :
- tant pour l'achat et la détention du stock dont vous aurez besoin pour fonctionner correctement (montant diminué des facilités de paiement consenties en permanence par les fournisseurs),
- que dans les délais de paiement que vous serez obligé d'accorder aux clients (argent dû en permanence par vos clients).

•  et du côté droit, les ressources financières durables :

• qui sont apportées par vous (vous apports personnels),
• que vous devrez trouver en complément (prise de participation de tiers, prime ou subvention, emprunt à moyen ou long terme).

En bonne orthodoxie de gestion, les besoins financiers durables doivent être couverts par des ressources financières de même nature.
Les totaux des deux colonnes doivent être égaux. Par conséquent si la somme des apports (éventuellement majorés de primes ou subventions), reste inférieure au total des besoins durables, il faudra combler cette différence par un financement externe.

A noter : ce financement, en principe de nature bancaire, devra être en cohérence avec la pratique des banques qui appliquent certains principes pour la distribution des crédits d'investissements (crédits à moyen ou long terme). Ces principes (que vous retrouverez dans l'étape Trouver des financements) sont :

• ne pas prendre plus de risques financiers que vous,
• ne pas financer les investissements incorporels (hormis le fonds de commerce) et très rarement le besoin en fonds de roulement,

• ne financer qu'à hauteur de 70 % du prix HT ce qui est recevable (besoins finançables par la banque),
• tolérer chez l'emprunteur un endettement à terme qui ne dépasse pas le total des capacités d'autofinancement (CAF) des 3 premières années,
• n'accepter chez l'emprunteur qu'une charge annuelle de remboursement du capital emprunté limitée au plus à la moitié de la CAF prévisionnelle.
Ces deux derniers critères imposés par les banques ne pourront être vérifiés qu'une fois le compte de résultat établi, ce qui pourra amener à reconsidérer la solution financière.


  Etablissement du compte de résultat pour chacune des trois premières années

Le compte de résultat peut être établi soit sous forme de liste, soit sous la forme classique et plus simple d'un tableau. Dans ce dernier cas, il s'agit d'un tableau retraçant l'activité et permettant, pour chacun des trois premiers exercices, de recenser :
- dans la partie gauche l'ensemble des charges (achats et frais généraux) de l'exercice,
- dans la partie droite les produits (chiffre d'affaires) de l'exercice,
et, par différence entre les deux colonnes du tableau, de s'assurer que l'activité dégage un bénéfice suffisant (reliquat des produits par rapport aux charges).

Pour remplir correctement le compte de résultat, il faudra :

•  Dans la partie gauche du tableau :

• ne rien oublier des charges prévisibles d'exploitation (un plan comptable pourra servir de liste-type),
• évaluer la dotation aux amortissements pour les investissements achetés (si, bien sûr, ils sont amortissables),
• calculer également les charges financières induites par les emprunts qui s'avèrent nécessaire pour équilibrer le plan de financement initial.

•  Dans la partie droite du tableau :

Sont inscrits le chiffre d'affaires et éventuellement les autres produits (financiers ou exceptionnels).
Tous les montants sont à porter pour leur montant hors taxes (sauf en cas de non assujettissement à la TVA).

Remarque : A ce stade, le compte de résultat ne peut pas être définitivement arrêté, car il est possible que la situation de trésorerie au cours des premiers mois nécessite le recours à des crédits bancaires à court terme. Si c'était le cas, il faudrait bien sûr incorporer aux charges financières déjà inscrites les agios y afférents. Ce calcul nécessite d'établir le plan de trésorerie.


Etablissement du plan de trésorerie

Il s'agit d'un tableau présentant tous les décaissements et tous les encaissements prévus au cours de la première année, en les ventilant mois par mois dans 12 colonnes.

Chaque entrée ou sortie de fonds - en TTC pour les opérations assujetties à la TVA - doit être portée dans la colonne du mois où elle doit normalement se produire.
Vous déterminerez ensuite le solde de trésorerie du mois, puis un solde de trésorerie cumulé d'un mois sur l'autre. De cette manière, vous serez en mesure de vérifier, par rapport à ses prévisions d'activité, si tout ce que vous devrez payer pourra l'être sans problème grâce aux disponibilités du moment.


Si ce document prévisionnel devait faire ressortir une impasse de trésorerie à un certain moment, vous devrez, impérativement, trouver une solution avant le démarrage de l'entreprise.
En effet, si statistiquement 17 % des entreprises nouvelles disparaissent au cours de la première année, c'est, pour beaucoup, en raison de problèmes de paiements courants !

Il faudra donc peut-être prévoir des crédits bancaires de fonctionnement (comme l'escompte de papier commercial, la mobilisation de créances professionnelles dans le cadre de la loi Dailly, le découvert, ... en savoir plus ) et tenir compte de leur coût dans le compte de résultat.


Etablissement du plan de financement à 3 ans

Une bonne structure financière est un gage de pérennité pour votre entreprise.
Pour pouvoir faire face à des aléas (retard dans la montée en puissance du chiffre d'affaires, impayé, ...)
, elle doit disposer de ressources financières stables en réserve.

De manière à prévoir l'évolution de la structure financière de l'entreprise, il est nécessaire d'élaborer sur le même principe que le plan de financement initial, un tableau projetant, à la fin de chacune des trois premières années, l'évolution des besoins financiers durables et des ressources financières stables.

Pour la première année, il suffira de reprendre le contenu du plan de financement initial en y incorporant les éléments nouveaux survenus au cours de l'exercice, notamment les ressources propres nouvelles générées par l'activité : la capacité d'autofinancement (CAF).

En création d'entreprise, la CAF est égale à : bénéfice après impôt + dotation aux amortissements de l'exercice

Pour les années 2 et 3, vous ne prendrez en compte que les seuls éléments nouveaux apparus dans les besoins ou ressources durables au cours de chaque exercice respectif.

Il est nécessaire que, pour la première année, les ressources excèdent les besoins d'un montant représentant au moins 15 à 20 % du montant de la CAF. Cet excédent doit s'accentuer les années suivantes.


Calcul du point mort (seuil de rentabilité)

Le point mort représente le niveau d'activité qui permet, grâce à la marge réalisée (différence entre ce niveau de ventes et les charges variables découlant implicitement de ce chiffre d'affaires) de pouvoir payer toutes les autres charges de l'exercice, c'est-à-dire les charges fixes.

Pour calculer ce point mort, il faut :

1) Répartir l'ensemble des charges de l'exercice en deux catégories :

• le montant des charges fixes : dépenses que l'on a obligatoirement (que l'on vende ou que l'on ne vende pas). Ex. : loyer du local commercial, salaires, charges sociales, assurance, comptable, ...
• 
le montant des charges variables : dépenses découlant automatiquement du niveau des ventes. Ex. : le montant des approvisionnements correspondant au chiffre d'affaires réalisé, frais de transport sur achats et/ou sur ventes, commissionnement versé sur les ventes, ...).

2) Calculer la marge sur coûts variables

Elle est égale au montant prévisionnel des ventes, diminué des charges variables entraînées automatiquement par ces ventes.

3) Traduire cette marge en pourcentage de chiffre d'affaires (taux de marge sur coût variable)

Pour cela, vous devez :
- diviser la marge sur coûts variables par le montant du chiffre d'affaires,
- puis multipliant le résultat par 100.

4) Diviser le montant des charges fixes par ce taux de marge pour obtenir le seuil de rentabilité, c'est à dire le montant de chiffre d'affaires qui permettra de payer toutes les charges fixes.

Dès que les ventes dépasseront le point mort, l'entreprise commencera à dégager des bénéfices.

Le seuil de rentabilité est un bon indicateur pour compléter l'approche de réalisme du projet, car on peut le traduire concrètement :
- en nombre d'heures à facturer,
- nombre d'articles à vendre en moyenne par jour (ou par semaine),
- etc.


Recommandations

Le montage des comptes prévisionnels demeure un exercice très sérieux, pour lequel il faut vous garder d'un trop grand optimisme !
Vous devez au contraire coller le plus possible à la réalité du terrain (en prenant des hypothèses vraisemblables, en particulier pour le chiffre d'affaires prévisionnel et le besoin en fonds de roulement).

Même si vous n'êtes pas un spécialiste du domaine, il est important que vous maîtrisiez dans les grandes lignes le mécanisme des comptes prévisionnels. Vous serez ainsi crédible en discutant avec le banquier.
Et puis... c'est le B.A. BA de la gestion, responsabilité à laquelle vous serez très vite confronté !

En savoir plus

Trouver des financements

A ce stade de votre projet, vous devez réunir les capitaux nécessaires au financement des besoins durables que vous avez identifiés dans les étapes précédentes.
Le financement correct d'un projet est une des conditions de pérennité de votre future entreprise !
Il est donc pour vous désormais essentiel d'identifier les différentes ressources financières adaptées à chaque type de besoins.




Quelques explications préalables sur les besoins et ressources durables

•  Qu'appelle-t-on "besoins durables de financement" ?

Il s'agit :

 des frais d'établissement : honoraires de conseil juridique, de fiscaliste, de conseil en brevet, frais de constitution de l'entreprise, éventuellement frais de première publicité, etc.
 des investissements : achat ou la construction d'un local, frais d'installation, acquisition de machines, de matériels, de véhicule, d'un ordinateur, d'un pas de porte ou droit au bail, etc.
 des dépôts et cautionnements à verser : par exemple les loyers versés en garantie pour le local,
 du Besoin en fonds de roulement (BFR).

Cette dernière notion (BFR) n'est pas simple à appréhender... Elle est pourtant fondamentale car il s'agit du montant d'argent que vous utilisez en permanence :
- pour l'achat et la détention du stock nécessaire (à tout moment) au fonctionnement normal de votre entreprise (montant diminué des facilités de paiement consenties en permanence par les fournisseurs),
- et pour pouvoir accorder des délais de paiement à vos clients.

En effet :
- si vous devez avoir en permanence un choix important à proposer à votre clientèle,
- si vous devez travailler pendant plusieurs jours (voire plusieurs semaines) avant de pouvoir émettre des factures,
- ou encore, si vous devez consentir, pour chaque vente, un délai de paiement à votre client, la notion de BFR prend une importance cruciale pour la pérennité de votre entreprise.
Une sous-estimation du BFR ou un mauvais financement préalable de celui-ci entraînera obligatoirement des problèmes de trésorerie à court terme.

•  Qu'appelle-t-on "ressources financières durables"

On distingue deux catégories de ressources durables :

 les capitaux propres, composés de vos apports personnels et de ceux de vos associés, complétés par les primes ou subventions d'investissement éventuelles,
 les emprunts à moyen ou long terme.

Remarque : les opérations de crédit-bail, consistant à mettre à la disposition de l'entreprise un bien nécessaire à son activité sous forme d'une location, suppriment le besoin durable et donc la ressource financière nécessaire pour l'acquérir.


Panorama des moyens de financement

Types de financements

Sources de financements

• Épargne personnelle

 vous
 vos associés

• Aides ou subventions à la personne
 

 l'Etat : prêt sans intérêt Nacre
 les collectivités locales
 les fondations

• Prêt d'honneur, c'est à dire sans garanties, et crédit solidaire

 les plates-formes France Initiative
     (France Initiative),
 le réseau Entreprendre ,
 l'Adie,
 France-Active
les collectivités locales
 les autres organismes de prêts d'honneur ou de
     développement économique, les fondations,
 certains employeurs, dans le cadre de
   l'essaimage...

•Prêt bancaire personnel

 certaines banques commerciales

• Participation dans le capital

 Organismes de capital risque ,
 Clubs d'investisseurs, Cigales ,
 Sociétés de reconversion,
 Investisseurs individuels,
 Associations Love Money pour l'Emploi ...

• Primes, subventions à l'entreprise

 l'Etat
 les Collectivités locales
 

• Prêts à moyen/long terme à l'entreprise

 les établissements de crédit (banques)

 A noter : un prêt sans garantie : le PCE

• Crédit-bail

 les banques
 les organismes spécialisés



•  Votre épargne personnelle


L'apport personnel est indispensable pour :
- inspirer confiance aux tiers, en particulier lors d'une demande de crédit,
- autofinancer certains besoins durables écartés par les banques : frais d'établissement, investissements incorporels autres que le fonds de commerce, au moins 30 % du prix des investissements physiques, et souvent le Besoin en fonds de roulement.

•  LEE : votre apport personnel peut être constitué, au préalable, progressivement et pendant deux ans au minimum (jusqu'à 45 800 euros) en souscrivant dans une banque un Livret épargne entreprise (LEE), qui vous permettra ultérieurement de solliciter un prêt pour créer votre entreprise. En savoir plus
Il semblerait cependant que de moins en moins d'agences bancaires commercialisent le LEE...

La loi pour l'initiative économique
permet de retirer les fonds déposés avant 2 ans sans perdre l'exonération d'impôt sur les intérêts acquis, s'ils sont utilisés dans les 6 mois au financement d'un projet de création ou de reprise d'entreprise par le titulaire du LEE, son conjoint, un ascendant ou descendant.

•  PEA : votre apport personnel peut également provenir d'un Plan d'épargne en actions (PEA), ouvert pour une durée minimale de 8 ans et permettant d'investir une partie de votre épargne dans des titres d'entreprises cotées ou non. Les dividendes et plus-values sont exonérés d'impôt sur le revenu si aucun retrait du PEA n'est effectué avant 5 ans. 

L
a loi pour l'initiative économique exonère d'impôt sur le revenu (mais pas de prélèvements sociaux) le retrait ou le rachat de sommes ou valeurs d'un PEA avant 5 ans, si les sommes sont affectées dans un délai de 3 mois au financement de la création ou de la reprise d'une entreprise.
Entre la 5ème et la 8ème année, les retraits ou rachats n'entraînent pas d'imposition à l'impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux sont dus. Le PEA n'est pas clos si les sommes en résultant sont affectées, dans les mêmes conditions que précédemment, au financement de la création ou de la reprise d'une entreprise par le titulaire du plan, son conjoint, un descendant ou ascendant.

• PEL : La loi pour l'initiative économique précitée permet également d'utiliser l'épargne-logement pour financer un local à usage commercial ou professionnel, dès lors qu'il comprend l'habitation principale du bénéficiaire.

•  Les aides et subventions "au créateur"

Elles sont essentiellement distribuées par l'Etat ou par les collectivités locales. Cf. étape 6 : Les aides
Cependant, certaines fondations, associations ou autres organismes aident des créateurs sélectionnés (lauréats) en leur accordant un don ou une bourse.

•  Les prêts d'honneur

Ils permettent de compléter l'apport personnel. Certains organismes extra-bancaires attribuent des prêts d'honneur sans exiger de garanties. Ces prêts sont généralement accordés à taux nul ou à taux réduit. En savoir plus
De même, quelques banques accordent des prêts à des conditions minorées, souvent à l'occasion d'accords passés avec des structures s'occupant de créations d'entreprise : clubs de créateurs d'entreprise, boutiques de gestion, organismes de développement économique local, ....
Enfin, certains employeurs accordent des prêts aux salariés souhaitant quitter leur emploi pour créer une entreprise, dans le cadre d'opérations d'essaimage. En savoir plus

•  Les prises de participation au capital

Si vous créez une société, vos proches (parents et amis) peuvent souscrire au capital et bénéficier ainsi d'une réduction conséquente d'impôts sur le revenu ou sur leur ISF s'ils y sont redevables.

De même, les Cigales (Clubs d'investisseurs pour une gestion alternative et locale de l'épargne solidaire) ou les associations Love money pour l'Emploi, peuvent prendre une participation au capital de votre société pour des montants généralement modestes.

En dehors de ces deux cas, il faut savoir que ce type de financement ne concerne que les sociétés créées dans certains types d'activités et à fort potentiel de croissance.
Très peu d'entreprises peuvent recourir au capital-risque, qui consiste en une prise de participation temporaire par un organisme spécialisé dans ce type d'interventions et dont la rémunération correspondra la plus-value dégagée lors de la revente des titres souscrits. En effet, la sélection des projets par les sociétés de capital-risque est extrêmement rigoureuse.

•Les "leveurs de fonds" (comme Chausson Finance, Aelios, Multeam, MGT...) facilitent cette recherche de capitaux : ce sont des professionnels qui, moyennant rémunération, basée en général sur un pourcentage des fonds obtenus, aident au montage des plans d'affaires (business plans) et les présentent à des investisseurs, avec qui ils ont des contacts très suivis (sociétés de capital-risque, business-angels, ...).

•D'autres opérateurs (tels Finance et Technologie) organisent périodiquement des rencontres (évènements médiatiques) entre des porteurs de projets qu'ils sélectionnent et des investisseurs.

•Les réseaux locaux de business-angels organisent aussi, de façon bénévole, des rencontres entre créateurs et investisseurs privés.

•L'ouverture du capital peut concerner d'autres types d'investisseurs privés : épargnant, fournisseur, client, etc.

 Bon à savoir ! Il est possible de trouver des associés ou des propositions de prise de participation par l'intermédiaire de bourses d'opportunités ou de bulletins d'affaires, via les Chambres de commerce et d'industrie ou les Chambres de métiers et d'artisanat.

•  Les primes et subventions "à l'entreprise"

La plupart de ces aides financières ne concernent pas spécifiquement la création d'entreprise, à l'exception de certaines primes régionales et de l'aide d'OSEO pour les créations d'entreprises innovantes.

Les subventions ne peuvent être prises en compte pour financer les premiers besoins durables de la nouvelle entreprise. En effet, elles ne sont généralement perçues que plusieurs mois après le commencement de l'activité et souvent une partie du paiement de la subvention est conditionnée à la réalisation préalable de certains engagements (investissements, embauches, ...).
Il est toujours possible d'essayer d'obtenir un crédit-relais bancaire pour disposer des fonds dès la notification de l'attribution de la subvention ou bien de tenter de caler le paiement de certains investissements de départ sur la date probable de perception de ladite subvention, mais l'exercice est dans le premier cas difficile et risqué dans le second !

•  Les prêts à moyen et long terme

Ce que vous devez savoir :

• Sans qu'il y ait de règle absolue, les banques habituellement ne financent qu'à hauteur de 70 % du montant HT les investissements physiques, le fonds de commerce s'il y a lieu et, éventuellement mais souvent avec réticence, le Besoin en fonds de roulement (ce ratio évolue en fonction de la typologie du projet).

• La durée maximale des prêts est généralement fonction de la durée fiscale d'amortissement des biens financés.

• Le PCE (Prêt à la création d'entreprise) est un prêt accordé par OSEO, sans garantie ni caution personnelle, susceptible de financer les frais liés au lancement de l'entreprise : constitution du fonds de roulement, frais de démarrage...
Il doit obligatoirement être accompagné d'un concours bancaire à moyen ou long terme dont le montant est au minimum égal à 2 fois celui du PCE (sauf dans les Zones urbaines sensibles - ZUS- dans lesquelles le concours bancaire doit être au minimum équivalent au montant du PCE).
A noter : le PCE peut également être utilisé pour reprendre une petite entreprise saine.

Contacter des banques

Certains types de créations peuvent prétendre à des financements à taux plus avantageux que les crédits classiques : les créations dans les secteurs de l'industrie, des services aux entreprises, du BTP, du commerce et de la réparation automobile, des transports, de l'hôtellerie, du négoce de gros et commerce de détail (sauf entreprises de plus de 10 salariés), des hôtels et restaurants, de la formation permanente, des ambulances, des laboratoires d'analyses médicales, des centres d'aides par le travail et ateliers protégés, des services collectifs et sociaux, des activités récréatives culturelles et sportives, de l'agriculture pour certains investissements de modernisation, grâce aux prêts livret de développement durable, ex Codevi (appelés également PBE : Prêts bancaires aux entreprises.)

•  Le crédit-bail

Mobilier ou immobilier, le crédit-bail permet de financer à 100 % un bien professionnel.
Juridiquement c'est une location assortie de la possibilité de devenir propriétaire du bien loué au plus tard en fin de contrat pour un prix fixé d'avance tenant compte pour partie des loyers versés.

Pendant la durée du contrat de crédit-bail, le bien financé n'est pas inscrit au bilan de l'entreprise.
Cette formule, sécurisante pour les crédit-bailleurs qui restent propriétaires des biens financés, permet une certaine souplesse.
Ce type de financement est un peu plus cher que le crédit classique et moins intéressant depuis que les crédit-bailleurs imposent le versement d'un dépôt de garantie ou un premier loyer important dans le barème de location.

Toutefois, le crédit-bail présente l'avantage important d'éviter le problème de la récupération de la TVA payée sur les investissements de départ. En savoir plus

•  Les dispositifs de cautionnement en faveur du créateur d'entreprise

En principe, les banques ne prêtent pas sans exiger des garanties : d'abord sur les biens financés (hypothèque, nantissement, gage), ensuite, selon le cas, par des cautions personnelles.
Si, après analyse de votre dossier, les garanties présentées sont jugées insuffisantes, lvotre dossier risque d'être refusé sauf à prévoir d'autres sûretés.
Exemple : la prise en charge partielle du risque de la banque par un organisme tiers : fonds de garantie ou société de caution mutuelle.

Les Fonds de garantie peuvent être nationaux, régionaux ou locaux et concerner particulièrement la création d'entreprise, comme :
- OSEO,
- le Fonds de garantie à l'initiative des femmes FGIF,
- l
es fonds de garantie de France Active, tournés vers des créateurs en situation personnelle difficile : allocataires du RSA, chômeurs en fin de droits,...
- l
es Sociétés de caution mutuelle (SCM) généralistes comme la Siagi ou spécialisées par secteurs d'activité accordent généralement leur garantie à hauteur minimale de 50 %,
- OSEO Région - filiale d' OSEO et de la CDC- qui a passé des accords avec certains Conseils régionaux ou Conseils généraux pour mettre en place un régime de garantie, dont le taux de couverture est généralement plus favorable aux créateurs d'entreprises que les fonds de garantie habituels.
Malheureusement, il arrive que les banquiers connaissent mal les dispositifs de garantie, ne pensent pas toujours à les utiliser et donc refusent un dossier qui aurait pu être financé grâce à une minoration du risque de celui-ci. En savoir plus


Recommandations

Les banques ayant actuellement une attitude réservée envers les créateurs, pour espérer convaincre un banquier, vous devrez :

•avoir un bon dossier : complet, précis, concis, clair, soigné et vendeur. Utilisez pour cela l'application proposée par l'APCE "Mon projet en ligne",

•être crédible en maîtrisant toutes les notions du dossier, en particulier les concepts essentiels de la partie financière : savoir ce que représente un BFR, ce qu'est un compte de résultat, un plan de financement, un plan de trésorerie, etc.

•avoir préparé la négociation,

• vous être entraîné plusieurs fois à bien présenter oralement votre projet.

En cas de crainte sur l'obtention d'un crédit à cause de garanties trop faibles, il ne faut pas hésiter à prendre l'initiative de rechercher une prise en charge du risque auprès d'un dispositif de garantie.

En savoir plus

Les aides

Il existe un certain nombre d'aides publiques à la création d'entreprise. Ces dispositifs, mis en place à l'initiative de l'Etat ou des collectivités locales, peuvent prendre différentes formes, les principales étant :

• les aides financières,
• les allègements fiscaux,
• les exonérations de charges sociales,
• l'aide au conseil,
• la mise à disposition de locaux...

 Ces aides ne concernent pas forcément votre projet ! Elles peuvent :
- être réservées à des secteurs d'activité particuliers,
- dépendre du lieu d'implantation de l'entreprise,
- être liées à votre statut actuel (demandeur d'emploi ou salarié par exemple) ,
- imposer la réalisation d'investissements conséquents ou des recrutements, ...

Le but de cette étape est donc de vous renseigner sur leurs conditions d'attribution de ces aides afin d'éviter de perdre du temps en constituant inutilement des dossiers de demande.

Parallèlement à ces dispositifs publics, de nombreuses initiatives privées ont été prises pour aider les créateurs à boucler financièrement leurs projets. Ces aides sont dispensées par des associations, fondations, clubs, grandes entreprises ... Certaines s'adressent à un large public, d'autres ne concernent que certains types de projets bien déterminés ou sont soumises à des conditions restrictives.
Pour obtenir des renseignements sur ces dispositifs, reportez-vous à la partie Trouver des financements du site de l'APCE.



  Les aides de l'Etat

Elles visent principalement à favoriser :

 • Une meilleure répartition géographique des entreprises. Par exemple :

• la prime d'aménagement du territoire accordée par la Diact (Délégation interministérielle à l'aménagement et à la compétitivité des territoires) aux entreprises qui s'installent dans certaines zones d'aménagement du territoire sous conditions d'emplois et d'investissements,
• l'exonération d'impôt sur les bénéfices des entreprises implantées dans certaines zones d'aménagement du territoire,
• l'exonération d'impôts locaux (pour la part revenant à l'Etat),
• l'exonération de cotisations sociales dans les zones franches urbaines,
• etc.

• La réinsertion professionnelle des demandeurs d'emploi. Par exemple :

• l'exonération de charges sociales pendant un an (ou plus dans certains cas) pour les demandeurs d'emploi qui créent ou reprennent une entreprise (dispositif Accre),
• le dispositif Nacre (Nouvel accompagnement pour la création et la reprise d'entreprise), pour les personnes susceptibles de prétendre à l'Accre. 

• L'émergence et le financement des projets innovants. Par exemple :

• les aides d'OSEO  pour la réalisation d'études préalables et le développement de projets d'innovation.

• L'émergence de projets dans certains domaines d'activité spécifiques. Par exemple :

• la prime d'orientation agricole pour le secteur agro-alimentaire

• L'épargne de proximité et le financement des petites entreprises. Par exemple :

• la réduction d'impôt pour souscription au capital des entreprises nouvelles,
• la déduction des intérêts d'emprunt,
• le Prêt à la création d'entreprise
(PCE)


  Les aides des collectivités locales

•  Principes généraux que doivent respecter les collectivités locales

Respect du principe de la liberté du commerce et de l'industrie : les collectivités locales, par leurs interventions économiques, ne doivent pas fausser le libre jeu de la concurrence.

Interdiction de principe de prendre des participations dans le capital de sociétés commerciales et des autres organismes à but lucratif (sociétés commerciales, sociétés civiles, associations ayant un but lucratif...).
Il existe néanmoins quelques exceptions prévues par la loi : les sociétés d'économie mixte locales, sociétés de développement régional, etc.

Interdiction d'établir de discrimination entre les entreprises et les citoyens placés dans des situations comparables (principe d'égalité devant la loi). Les collectivités doivent donc adopter un règlement général des aides définissant les conditions de leur intervention. Les entreprises placées dans des situations étroitement comparables doivent être traitées de façon identique.

• Respect de la politique d'aménagement du territoire définie par l'Etat (contrat de plan) et des règles communautaires.
Les départements, les communes ou leurs groupements ne peuvent participer au financement de ces aides que dans le cadre d'une convention passée avec la région.

•  Règles légales en matière d'intervention financière des collectivités locales pour aider la création d'entreprise

Les régions sont libres de définir le régime des aides directes qu'elles accordent. Elles doivent seulement veiller au respect des règles de concurrence communautaire.
Les collectivités locales peuvent attribuer des aides sous forme de subventions, bonifications d'intérêts, prêts ou avances remboursables, à taux nul ou à des conditions plus favorables que celles du Taux moyen des obligations (TMO).

•  Les exonérations de contributioon économique territoriale, d'impôts fonciers

Elles peuvent être accordées aux entreprises qui s'implantent dans certaines zones, sur délibération des collectivités locales. Par exemple :

• l'exonération d'impôts locaux pendant deux ans sur délibération des collectivités locales et organismes consulaires concernés au bénéfice des entreprises nouvelles, (Art. 1383 A, 1464 B, 1464 C et 1602 A du CGI),
• les allègements fiscaux accordés de manière facultative ou de plein droit par les collectivités locales aux entreprises nouvelles dans le cadre de l'aménagement du territoire (Art. 1465, 1465 A, 1466 A-1 ter, 1466 A-1 quater du CGI pour la contribution économique territoriale).


Identifier les aides dans une région ou un département

Pour découvrir les aides régionales et locales auxquelles vous pouvez prétendre, consulter la rubrique Qui peut vous aider ? du site de l'APCE.
Vous avez la possibilité :
- soit de faire une recherche géographique en cliquant sur votre département,
- soit d'utiliser la fonction "rechercher une aide" en saisissant au moins un critère de recherche.


En savoir plus

Choisir un statut juridique

Cette étape consiste à donner à votre projet de création d'entreprise un cadre juridique qui lui permettra de voir le jour en toute légalité.
Le choix n'est pas aussi compliqué qu'on le pense... Quelle que soit votre activité, vous devrez opter :
- pour l'entreprise individuelle (EI),
- ou pour la création d'une société.

Pour vous aider, l'APCE a mis à votre disposition une application très simple qui vous guidera vers la formule la mieux adaptée à votre cas.


En choisissant l'entreprise individuelle...

Vous ne formerez, avec votre entreprise, qu'une seule et même personne.

• Vous aurez donc une grande liberté d'action : vous serez seul maître à bord et n'aurez de "comptes à rendre" à personne. En effet, la notion d'abus de bien sociaux n'existe pas dans l'entreprise individuelle.

• En contrepartie, vos patrimoines professionnel et personnel seront juridiquement confondus. Vous serez responsable des dettes de votre entreprise sur l'ensemble de vos biens, y compris sur ceux acquis avec votre conjoint, si vous êtes marié sous le régime légal de la communauté réduite aux acquêts.
Heureusement, la loi vous permet de mettre à l'abri vos biens fonciers (et notamment votre maison ou votre appartement familial) en procédant à une déclaration d'insaisissabilité devant notaire, publiée au bureau des hypothèques et selon les cas, au Registre du commerce et des sociétés, au Répertoire des métiers ou dans un journal d'annonces légales.

Depuis le 1er janvier 2011, un entrepreneur individuel a également la faculté d'opter pour le régime de l'EIRL (entrepreneur individuel à responsabilité limitée). Cette option lui permet de constituer un patrimoine affecté à son activité professionnelle distinct de son patrimoine personnel. Ce patrimoine est composé des biens affectés à son activité professionnelle et les créanciers professionnels ne pourront saisir que ce patrimoine affecté en cas de difficultés.

• L'entreprise portera officiellement votre nom patronymique. Mais vous pouvez naturellement adjoindre un nom commercial.
Exemple : Entreprise Jean Durand, Atelier des étoiles.

• Les bénéfices de votre entreprise devront être portés dans votre déclaration personnelle de revenus, dans la catégorie correspondant à votre activité : bénéfices industriels et commerciaux (BIC) pour les commerçants et artisans, ou bénéfices non commerciaux (BNC) pour les professionnels libéraux. Ils seront donc soumis à l'impôt sur le revenu.
L'option pour l'impôt sur les sociétés est désormais possible mais elle est réservée aux entrepreneurs individuels qui exercent sous un régime réel d'imposition et qui ont choisi le régime de l'EIRL

• Votre régime social sera celui des indépendants (travailleurs non-salariés), géré par le RSI (Régime social des indépendants). En prenant des assurances facultatives complémentaires, vous obtiendrez, à coût équivalent, une protection identique (voire meilleure) que celle des salariés. En savoir plus

• Les formalités de création de votre entreprise seront réduites au minimum. Il suffira de déclarer votre activité, en tant que personne physique, auprès du centre de formalités des entreprises situé :
- à la chambre de commerce et d'industrie pour les commerçants,
- à la chambre de métiers et de l'artisanat pour les artisans,
- au greffe du tribunal de commerce pour les agents commerciaux,
- et à l'Urssaf pour les professions libérales.
Ces formalités peuvent aujourd'hui être effectuées en ligne. Pour plus de précisions, reportez-vous à l'étape 8 : les formalités de création.

• Si votre conjoint travaille avec vous, il devra opter entre le statut de conjoint salarié ou de conjoint collaborateur. En savoir plus

• Vous pourrez naturellement, comme tout entrepreneur, recruter un ou plusieurs salariés, soit dès le démarrage de l'entreprise, soit au stade de son développement. En savoir plus

S
i vous envisagez de créer une petite activité (à titre principal ou complémentaire), vous pouvez opter pour le régime de l'auto-entrepreneur et bénéficier de formalités de création allégées et d'un statut social et fiscal simplifié. Mais attention, l'auto-entrepreneur est avant tout un entrepreneur individuel. Il ne s'agit pas d'un statut juridique en tant que tel.
En savoir plus sur ce régime


En choisissant la société...

Vous donnerez naissance à une nouvelle personne (personne morale), distincte de vous juridiquement. Par conséquent :

• Votre entreprise disposera de son propre patrimoine. En cas de difficultés (et si vous n'avez pas commis de fautes de gestions graves en tant que dirigeant de droit ou de fait) vos biens personnels seront à l'abri de l'action des créanciers de l'entreprise. 
Attention toutefois ! Dans certaines formes de société (comme la SNC par exemple), les associés sont solidairement et indéfiniment responsables avec la société. Consultez le tableau comparant les différents types de sociétés

• Si vous utilisez les biens de votre société à des fins personnelles, vous pourrez être poursuivi au titre de l'abus de biens sociaux.

• S'agissant d'une "nouvelle personne", la société aura un nom (dénomination sociale), un domicile (siège social) et devra disposer d'un minimum d'apports constituant son patrimoine initial pour faire face à ses premiers investissements et premières dépenses (capital social).

• En tant que dirigeant désigné pour représenter la société vis-à-vis des tiers, vous n'agirez pas "pour votre compte", mais "au nom et pour le compte" d'une autre personne. Vous devrez donc respecter un certain formalisme lorsque vous devrez prendre des décisions importantes. De même, vous devrez périodiquement rendre des comptes à vos coassociés sur votre gestion.

• Au niveau fiscal, la société pourra être imposée personnellement au titre de l'impôt sur les sociétés (IS), soit de plein droit, soit sur option. En savoir plus

• Votre statut social dépendra de la structure juridique choisie. Si vous êtes gérant majoritaire de SARL ou associé unique d'une EURL, vous serez rattaché au régime des indépendants. Dans les autres cas, vous dépendrez du régime général de la sécurité sociale (régime des assimilés-salariés). En savoir plus

• La création de votre société donnera lieu à des formalités complémentaires : rédaction et enregistrement des statuts auprès du service des impôts, nomination du ou des dirigeants, parution d'une annonce dans un journal d'annonces légales. Se reporter à l'étape 8 : les formalités de création

• Si votre conjoint travaille avec vous, il devra choisir un statut : associé, gérant, salarié ou collaborateur. En savoir plus


Le choix d'une structure repose généralement sur les critères suivants

 •  La nature de l'activité

Certaines activités - elles sont rares - imposent le choix de la structure juridique. C'est par exemple le cas des débits de tabac qui doivent obligatoirement être exploités en entreprise individuelle ou en société en nom collectif. Il est donc prudent de vous renseigner au préalable auprès des organismes professionnels concernés, des chambres consulaires ou en vous procurant des fiches ou ouvrages sur l'activité choisie.
Vous pouvez également :
- consulter la rubrique Informations sectorielles du site de l'APCE,
- vous procurer la fiche professionnelle de l'APCE correspondant à votre activité.

•  La volonté de s'associer

On peut être tenté de créer une société à plusieurs pour des raisons diverses : patrimoniales, économiques, fiscales ou encore sociales.
Mais si l'on n'a pas, au départ, la volonté réelle de s'associer, de mettre en commun ses compétences, connaissances, carnet d'adresses... "pour le meilleur et pour le pire", les chances de réussite seront considérablement amoindries.
Si vous souhaitez être "seul maître à bord" et si vous ne supportez pas d'avoir des comptes à rendre... mieux vaut alors rester indépendant, en entreprise individuelle ou en EURL par exemple, quitte à vous associer avec d'autres pour ne partager que certaines charges et ainsi réaliser des économies : c'est le cas de la société civile de moyens (SCM) ou du groupement d'intérêt économique (GIE) par exemple, dans lesquels chaque associé reste indépendant au niveau de l'exercice de son activité professionnelle.

•  L'organisation patrimoniale

Si vous avez un patrimoine personnel à protéger et/ou à transmettre, le choix de la structure juridique prend toute son importance.

• En principe, en entreprise individuelle, le dirigeant est responsable sur l'ensemble de son patrimoine au titre des dettes nées de son activité indépendante. Depuis le 1er janvier 2011, il a cependant la faculté d'opter pour le régime de l'EIRL (entrepreneur individuel à responsabilité limitée). Cette option lui permettra de constituer un patrimoine affecté à son activité professionnelle distinct de son patrimoine personnel. Ce patrimoine sera composé des biens affectés à son activité professionnelle et les créanciers professionnels ne pourront saisir que ce patrimoine affecté en cas de difficultés.

• Le rempart juridique, que constitue une société, sera différent d'une structure à une autre. En effet, dans une société en nom collectif (SNC), par exemple, chaque associé est solidairement et indéfiniment responsable avec la société. En cas de difficultés financières, si les biens de la société ne suffisent pas à désintéresser les créanciers, ceux-ci pourront faire saisir les biens d'un ou de plusieurs associés, à charge pour ces derniers de se faire rembourser en partie par ses coassociés,.• Quel que soit le type de société choisi, le ou les dirigeants (de droit ou de fait) sont garants de la bonne gestion de l'entreprise à l'égard de leurs associés et des tiers. Si ces derniers sont en mesure de prouver qu'ils ont commis des fautes de gestion se révélant être à l'origine des difficultés financières de l'entreprise, ils pourront rechercher leur responsabilité et intenter à leur encontre une action en comblement de passif.
• Enfin, dès l'instant où la société demandera un concours bancaire, il sera probable que la caution de certains dirigeants ou associés sera exigée.

•  Les besoins financiers

Vous avez normalement déterminé les besoins financiers de votre entreprise lors de l'établissement des comptes prévisionnels.
Lorsqu'ils sont importants, la création d'une société peut s'imposer pour pouvoir accueillir des investisseurs dans le capital.
Attention cependant à ne pas confondre "capital minimum" et "besoins financiers de l'entreprise". En effet, certaines sociétés imposent un capital social minimum, qui n'a naturellement aucun rapport avec les besoins financiers réels de l'entreprise.

•  Le fonctionnement de l'entreprise

Selon la structure que vous choisirez, les règles de fonctionnement seront plus ou moins contraignantes.
Dans l'entreprise individuelle, le dirigeant est seul. De ce fait, les règles de fonctionnement sont réduites au minimum. Il prend toutes les décisions et engage en contrepartie sa responsabilité.
Dans les sociétés, le dirigeant n'agit pas pour son propre compte, mais "au nom et pour le compte" de la société. Il doit donc observer un certain formalisme et obtenir l'autorisation de ses associés pour tous les actes importants qui touchent la vie de l'entreprise.

•  Le régime social de l'entrepreneur

Ce critère a longtemps été déterminant dans le choix de la structure juridique. En effet, certains créateurs n'hésitaient pas à constituer des sociétés fictives pour être rattachés, en tant que dirigeant, au régime général des salariés.
La législation a aujourd'hui largement évolué vers une harmonisation des statuts et le régime des salariés n'est plus aujourd'hui la "panacée".
En savoir plus sur le statut social du dirigeant

•  Le régime fiscal de l'entrepreneur et de l'entreprise

Selon la structure choisie, les bénéfices de l'entreprise seront assujettis à l'impôt sur le revenu ou à l'impôt sur les sociétés. Là encore, ce critère sera rarement déterminant en phase de création. En effet, il est difficile d'évaluer précisément le chiffre d'affaires prévisionnel de la future entreprise et d'effectuer ainsi une optimisation fiscale réaliste.
Néanmoins, si vous pouvez bénéficier d'une mesure d'exonération d'impôts sur les bénéfices, il peut être avantageux de choisir une structure qui vous permettra de vous placer sous le régime de l'impôt sur le revenu. L'exonération portera alors sur l'intégralité des bénéfices, y compris sur la part correspondant à votre rémunération...
En savoir plus sur les conséquences fiscales

•  La crédibilité vis-à-vis des partenaires (banquiers, clients, fournisseurs, etc.)

Il est indéniable que pour approcher certains marchés, la création de l'entreprise sous forme de société avec un capital conséquent sera recommandée.


Et si vous n'êtes pas encore prêt à vous lancer...

Sachez dans ce cas qu'il existe d'autres formules qui vous permettent d'être "porté juridiquement" par une autre structure pour tester votre activité ou pour répondre à une demande ponctuelle.

Ces formules sont :
• Le portage salarial
• La couveuse
• La coopérative d'activité
Comparez-les !


En conclusion

• Prenez en considération ces différents critères, en évitant de faire reposer votre choix sur un seul d'entre-eux.
• Prenez le temps de lire attentivement les différentes fiches techniques de l'APCE qui concernent cette étape (voir le menu de gauche).
• Comparez les différentes structures susceptibles de s'appliquer à votre projet.
• Utilisez l'outil de l'APCE : aide au choix du statut
• Et... faites le bon choix !

En savoir plus

Les formalités de création

Les formalités de création ont été considérablement simplifiées grace à la mise en place :

• des centres de formalités des entreprises (CFE), "guichets uniques" auprès desquels sont déposées les demandes d'immatriculation, de modification ou de cessation d'activité des entreprises,
• et, depuis le 1er janvier 2010, du site www.guichet-entreprises.fr.

Vous allez donc pouvoir effectuer vos formalités très rapidement en vous rendant à votre CFE ou tout simplement de chez vous par Internet !


Les formalités administratives : de quoi s'agit-il ?

•  Cela consiste :

• à déclarer votre activité et à demander votre immatriculation :

• au répertoire Sirene tenu par l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques),
• au registre du commerce et des sociétés (RCS), tenu par le greffe du tribunal de commerce, si votre activité est commerciale (sauf option pour le régime de l'auto-entrepreneur) ou si vous créez une société,
• au répertoire des métiers (RM), tenu par la chambre des métiers et de l'artisanat (CMA), si votre activité principale est artisanale).

• à entrer en relation avec les administrations qui seront en contact au quotidien avec vous durant toute la vie de votre entreprise : les services fiscaux et les organismes sociaux principalement.

Pour effectuer ces démarches, vous devrez vous adresser à un interlocuteur unique : le Centre de formalités des entreprises (CFE)

•  Une fois votre entreprise immatriculée, vous obtiendrez :

• un numéro unique d'identification : le Siren ("en" pour "entreprise") que vous utiliserez dans vos relations avec les organismes publics et les administrations, et un ou plusieurs numéros Siret ("et" pour "établissement"), délivrés par l'Insee,
• un code d'activité APE (activité principale exercée), délivré également par l'Insee,
• un numéro unique d'identification (Siren),  En savoir plus

 

A noter : la loi de modernisation de l'économie du 4 août 2008 a instauré une dispense d'immatriculation au registre du commerce et des sociétés pour les micro-entrepreneurs qui exercent à titre principal une activité commerciale et qui ont opté pour le régime micro-social.

Les personnes qui exercent une activité artisanale à titre complémentaire sous le régime micro-social bénéficient également d'une dispense d'immatriculation au répertoire des métiers.
Sont considérées comme exerçant une activité artisanale complémentaire les personnes qui :
- poursuivent une formation initiale,
- perçoivent une pension de retraite,
- exercent une activité salariée au moins à mi-temps,
- exercent une ou plusieurs activités non salariées non artisanales.
Dans ces 3 derniers cas, l'immatriculation au répertoire des métiers devient obligatoire, lorsque le revenu issu de l'activité artisanale représente plus de la moitié de l'ensemble des revenus d'activité ou des pensions de retraite, retenus pour le calcul de l'impôt sur le revenu au titre de l'année civile précédente.

Si l'activité artisanale est exercée à titre principal, l'immatriculation au répertoire des métiers est obligatoire dès la création de l'entreprise.

En savoir plus sur l'auto-entrepreneur


Le CFE (Centre de formalités des entreprises)

Le CFE est votre interlocuteur, même si vous choisissez d'effectuer vos formalités en ligne via le site www.guichet-entreprises.fr ! (voir ci-dessous)
Il va centraliser les pièces de votre dossier et les transmettre, après avoir effectué un contrôle formel, aux différents organismes et administrations intéressés par la création de votre entreprise.
A quel CFE vous adresser ?

• Entrepreneurs individuels exerçant une activité commerciale
• Sociétés commerciales (SARL, SA, EURL, SNC...), n'ayant pas un objet artisanal

Chambre de commerce
et d'industrie

• Entrepreneurs individuels et sociétés exerçant une activité artisanale

Chambre de métiers et de l'artisanat

• Entreprises immatriculées au registre de la batellerie artisanale

Chambre nationale de la batellerie artisanale

• Sociétés civiles (SCI, SCM, SCP...)
• Sociétés d'exercice libéral (SELARL, SELAFA, SELCA)
• Agents commerciaux (personnes physiques)
• Groupements d'intérêt économique (GIE)
• Sociétés en participation, 
• Associations assujetties aux impôts commerciaux
• Loueurs en meublé, ..

Greffe du Tribunal de commerce

• Entrepreneurs individuels membres d'une profession libérale (réglementée ou non)
Artistes-auteurs

Urssaf

• Entreprises exerçant, à titre principal, des activités agricoles

Chambre d'agriculture

Quelques précisions :

 L'Insee, avec ses partenaires du Rése@u CFE, a réalisé un site permettant de déterminer le CFE compétent par commune : Annuaire des CFE

• En cas d'urgence, si vous créez une société ou si vous être commerçant, vous pouvez présenter votre demande d'inscription au RCS directement au greffe du tribunal de commerce qui contactera ensuite le CFE.

• Si vous exercez une activité commerciale et artisanale, vous devez être inscrit simultanément au RCS et au RM (sauf option pour le régime de l'auto-entrepreneur), mais seul le CFE de la chambre de métiers et de l'artisanat est compétent pour recevoir votre déclaration.

• Chaque CFE est compétent à l'égard des entreprises dont le siège social, l'établissement principal ou un établissement secondaire est situé dans son ressort.
Par exemple : si le siège de votre entreprise est situé à Paris, les formalités de création devront être effectuées auprès du CFE de Paris. Si vous créez ensuite un établissement secondaire à Lyon, le CFE de Lyon sera alors compétent.

Activités réglementées :

La loi de modernisation de l'économie du 4 août 2008 a investi les CFE du rôle de guichet unique, ce qui leur permettra progressivement de réceptionner toutes les demandes d'inscription, d'autorisation ou de déclaration nécessaires au démarrage de certaines activités, au-delà de la création proprement dite (ex : autorisation d'exercice, inscription sur des registres professionnels, déclaration en mairie ou préfecture liée à l'ouverture, etc.).
Actuellement, ce service concerne 31 activités :
- agent immobilier,
- boucherie,
- boulangerie artisanale,
- centre équestre,
- charcuterie,
- coiffure en salon,
- construction, entretien et réparation des bâtiments,
- mise en place, entretien et réparation des réseaux et des équipements utilisant les fluides ainsi que des matériels et équipements destinés à l'alimentation en gaz, au chauffage des immeubles et aux installations électriques, à l'exception des opérations sur des équipements contenant des fluides frigorigènes,
- artisans d'art,
- coiffure à domicile,
- soins esthétiques à la personne autres que médicaux et paramédicaux et modelages esthétiques de confort sans finalité médicale,
- maréchal-ferrant,
- pâtisserie,
- préparation ou fabrication de glaces alimentaires artisanales,
- poissonnerie,
- ramonage,
- activités commerciales et artisanales ambulantes,
- contrôle technique de la construction,
- expert-comptable,
- géomètre expert,
- plomberie,
- architecte,
- vétérinaire,
- marchand de biens,
- commissaire aux comptes,
- blanchisserie et teinturerie de détail, à l'exception des laveries automatiques en libre-service,
- commissionnaire de transport
- entretien et réparation des véhicules et des machines, à l'exception des opérations sur des équipements contenant des fluides frigorigènes,
- courtier de fret fluvial,
- courtier en vins et spiritueux,
expert foncier et agricole,
- expert forestier,
- agent commercial,
- commerce de gros interentreprises.

Progressivement, la liste des activités concernées sera étendue.

Comment trouver l'information sur la réglementation des activités ?

• dans la rubrique Activités réglementées du site de l'APCE. Vous retrouverez également ces fiches sur le site www.guichet-entreprises.fr, si vous utilisez ce service en ligne pour accomplir vos formalités.
• auprès des centres de formalités des entreprises (CFE) : chambres de métiers et de l'artisanat, chambres de commerce et d'industrie, chambres d'agriculture, greffes des tribunaux de commerce, Urssaf, etc.
• auprès des syndicats et organismes professionnels concernés,
• auprès de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, ou d'une de ses directions départementale,
• ou encore auprès du service d'action économique de la préfecture ou de la mairie.

Le service de formalités en ligne

Le site  www.guichet-entreprises.fr a été mis en service le 1er janvier 2010 pour faciliter au maximum la création d'entreprise en rendant aisément accessibles à chacun l'information et l'accomplissement des formalités.

Il vous permet :
- de consulter les fiches réglementation de l'APCE,
- d'identifier leur centre de formalités des entreprises,
- de déposer par internet votre demande d'immatriculation,
- de suivre l'état d'avancement de votre dossier.

Ce site internet permettra également de réaliser en ligne l'ensemble des formalités nécessaires pour le lancement de certaines activités réglementées : demandes de cartes, d'autorisations, etc.
Cette possibilité est actuellement offerte pour les activité suivantes:
- marchand de biens,
- activités commerciales ambulantes,
- vétérinaire,
- coiffure en salon,
- plomberie,
- construction, entretien et réparation des bâtiments,
- soins esthétiques à la personne autres que médicaux et paramédicaux et modelages esthétiques de confort sans finalité médicale,
- coiffure à domicile,
- maréchal-ferrant,
- ramonage.

Progressivement, d'autres activités auront accès à ce service en ligne.


Les formalités qui ne sont pas prises en charge par le CFE

• Si votre activité est artisanale, vous devez effectuer un stage de préparation à l'installation (sauf option pour le régime de l'auto-entrepreneur). Vous pouvez néanmoins en être dispensé en justifiant de certains diplômes : renseignez-vous aurprès de votre chambre de métiers et de l'artisanat.

• Si vous exercez votre activité à votre domicile, certaines précautions doivent être prises :
- autorisation du propriétaire, si une clause du bail le prévoit,
- autorisation de la copropriété si cette formalité est prévue dans le règlement de copropriété ou si l'immeuble est réservé à l'habitation,
- demande de changement de destination du local dans certains cas, ...

• Un point important : vérifiez auprès de l'Inpi que le nom choisi pour désigner votre entreprise ou votre produit n'est pas déjà utilisé ou déposé en tant que marque. Vérifiez également que ce nom est disponible en tant que nom de domaine soit auprès d'un bureau d'enregistrement, soit auprès de l'Afnic en consultant la base "whois".

• Pensez à vos assurances (obligatoire ou facultatives) ! Quelle que soit l'activité que vous allez exercez, ne négligez pas ce point et évaluez vos risques. Il est important de vous couvrir au niveau de votre responsabilité civile et professionnelle. Toutes les explications nécessaires se trouvent dans l'espace "Nouveau chef d'entreprise" du site de l'APCE. En savoir plus

• Sachez par ailleurs que dans les trois mois suivant l'immatriculation de votre entreprise, et même si vous démarrez sans salarié, l'adhésion à une caisse de retraite de salariés est obligatoire. Ne soyez donc pas étonnés si les caisses se manifestent auprès de vous. Passé le délai de trois mois, une caisse interprofessionnelle vous sera imposée.

• Enfin, n'oubliez pas de demander l'ouverture d'une ligne téléphonique professionnelle et de vous faire connaître à La Poste.


Les formalités complémentaires à effectuer en cas de création d'une société

La création d'une société nécessite, en complément :

• de faire intervenir un commissaire aux apports, lorsque les associés apportent des biens autres que de l'argent au capital de la société.
A noter : dans la SARL ou EURL, les associés peuvent décider à l'unanimité de ne pas recourir à un commissaire aux apports si :
- aucun apport en nature n'a une valeur supérieure à 30 000 euros,
- et si la valeur totale des apports en nature ne dépasse pas la moitié du capital social.


• de déposer les fonds constituant les apports en espèces sur un compte bloqué pendant le temps nécessaire à l'immatriculation de la société :
- soit dans une banque contacter des banques,
- soit à la caisse de dépôts,
- soit chez un notaire,

• de rédiger des statuts : voir modèles de statuts de SARL ou d'EURL,

• de désigner le ou les premiers dirigeants : voir modèles,

• d'établir un état des actes accomplis au nom et pour le compte de la société en formation (voir modèle). En effet, tant que la société n'est pas immatriculée, elle n'a pas de personnalité morale et ne peut donc prendre d'engagements. La signature par les associés des statuts vaudra alors reprise des actes par la société et permettra à l'entreprise notamment de récupérer la TVA sur les achats,

• de faire enregistrer les statuts auprès du service des impôts en quatre exemplaires. Cette formalité est gratuite,

• de publier un avis de constitution dans un journal d'annonces légales : voir modèle d'annonce légale de constitution de SARL/EURL

Par ailleurs, les dirigeants souhaitant domicilier le siège de leur société pendant 5 ans dans leur local d'habitation doivent adresser une lettre d'information au propriétaire (ou syndicat de copropriété) : voir modèle.

 


Mise en garde : pratiques commerciales trompeuses visant les créateurs d'entreprises

De nombreux créateurs d'entreprises (et auto-entrepreneurs) reçoivent, après avoir effectué leurs formalités d'immatriculation, des offres payantes leur proposant une inscription sur un annuaire ou un registre des entreprises (ou sociétés) nouvellement constituées.
Leur coût est variable : 79,90 à 200 euros, voire plus.
Ces offres laissent à penser que ces inscriptions ont un caractère officiel et obligatoire. Il n'en est rien !
Il s'agit de propositions commerciales purement facultatives (l'information de ce caractère facultatif est généralement inscrite en bas de page et en petits caractères).

L'APCE vous conseille de ne pas tenir compte de ces offres et vous rappelle que les formalités obligatoires (hormis celles qui concernent l'accès à votre profession), sont effectuées auprès du centre de formalités des entreprises (CFE). En cas de doute, rapprochez-vous de ce dernier

En savoir plus

Installer l'entreprise

Cette étape d'installation de l'entreprise consiste à effectuer un certain nombre de démarches qui vous permettront de démarrer votre activité dans les meilleures conditions et en toute quiétude :
• trouver et aménager le local adapté à votre activité,
• contacter des assureurs pour limiter les risques,
• préparer vos documents commerciaux... Ils seront porteurs de l'image que vous souhaitez donner de votre entreprise...
• organisez vous pour ne pas vous laisser déborder ultérieurement par la paperasserie, et mettez en place votre comptabilité,
• etc.

Les choix que vous ferez à ce stade étant susceptibles d'évoluer dans les mois à venir, vous retrouverez la plupart de ces thèmes dans l'espace Nouveau chef d'entreprise du site de l'APCE.



Trouvez et aménagez vos locaux

Le choix d'un local adapté est important, car il est souvent le reflet de l'image de l'entreprise.
Il existe de nombreuses possibilités : chez vous, dans un local à usage professionnel ou commercial, dans les locaux d'une autre entreprise... Chaque formule présente naturellement des avantages et inconvénients et fait l'objet d'une réglementation qu'il convient de connaître. Voir le dossier sur ce sujet.

• Si vous vous lancez dans un commerce, ce choix devient un élément primordial car l'emplacement peut fortement favoriser l'afflux de votre clientèle. Il est connu que, dans un même quartier, certaines rues sont très fréquentées et d'autres pas du tout ! De même, dans une même rue commerçante, il existe un bon et un mauvais trottoir ! Voir les explications données à l'étape 3 : Etude de marché.

• Si votre activité consiste à produire des biens, des objets, l'important sera plutôt de trouver une surface suffisante, une bonne desserte des transports en commun, etc.

• Pour une activité de services, sans réception de marchandises et de clientèle, le choix du local ne sera pas déterminant et vous pourrez même envisager de travailler chez vous !

Dans tous les cas, sachez que vous n'avez pas intérêt à changer fréquemment d'adresse, car cela entraîne des coûts non négligeables : déménagement, avis aux clients, impression de nouveaux documents commerciaux, etc.
Prenez donc le temps de réfléchir avant de vous décider !
Réfléchir... et surtout vous renseigner auprès des entreprises voisines, car n'oublions pas que le loyer est une charge fixe de l'entreprise, qui élève toujours son seuil de rentabilité. Si vous vous apercevez trop tard que le loyer est surévalué, et si ce dernier est soumis au statut des baux commerciaux, vous ne pourrez pas le dénoncer avant une période de 3 ans !


Assurez votre entreprise

Trop nombreux sont les créateurs qui démarrent leur activité sans assurance, sans doute par soucis de limiter au minimum leurs frais généraux...
Pourtant, toute activité professionnelle engendre des risques et il est parfois trop tard lorsque le dirigeant s'en rend compte.

En devenant "patron de votre entreprise", vous allez donc devoir :

• faire l'inventaire de vos risques,

• évaluer leurs conséquences,

• apprécier ceux dont les conséquences peuvent être couvertes par les frais généraux,

• transférer à un assureur les autres risques que vous ne pourrez pas prendre en charge financièrement s'ils se réalisaient,

• vérifier si la réglementation propre à votre activité impose de prendre certaines assurances particulières,

• soigner la rédaction des contrats passés avec vos clients, vos fournisseurs, ... en mesurant bien l'étendue de votre responsabilité,

• déclarer à votre assureur très précisément vos activités, et ne pas oublier de l'informer, par la suite, de toutes modifications qui pourraient intervenir.
Il est en effet très important d'adapter ses garanties au développement de l'entreprise et donc de revoir périodiquement l'ensemble de ses contrats d'assurance.

Pour obtenir des informations détaillées sur ce sujet, reportez-vous à l'espace Nouveau chef d'entreprise du site de l'APCE.


Etablissez vos premiers documents commerciaux

Il est désormais temps de choisir et de commander votre papier à en-tête, vos cartes de visites, vos prospectus publicitaires...
Tous ces documents, qui seront adressés à des tiers, devront comporter un certain nombre de mentions qui peuvent varier selon l'activité exercée.

Doivent figurer, au minimum :
- la dénomination de votre entreprise (ce sera votre nom si vous êtes entrepreneur individuel),
- son nom commercial, si l'en existe un,
- la forme juridique de l'entreprise, s'il s'agit d'une société : SARL, SA, SAS, ... avec le montant du capital social,
- le numéro unique d'identification qui vous a été communiqué par l'Insee.

Attention ! Vos factures devront, quant à elles, comporter d'autres mentions obligatoires.


Finaliser le recrutement de vos collaborateurs et choisissez vos prestataires

L'élaboration de votre projet a permis de déterminer un certain nombre de besoins en termes de moyens humains.

• Si vous devez recruter des salariés, vous avez sans doute, à ce stade, des contacts avec des candidats potentiels.
Il va désormais falloir procéder :
- aux démarches de recrutement,
- aux formalités administratives,
- aux achats de registres, affichages obligatoires...
- et répartir les tâches et l'organisation générale du travail.
Vous trouverez de nombreux conseils et informations sur ce sujet dans l'espace Nouveau chef d'entreprise du site de l'APCE.

• Si vous devez recourir à des prestataires : cabinet comptable, centre de gestion agréé, association agréée, services de secrétariat  "hors murs", transporteurs, ... c'est également le moment de les choisir et de négocier les conditions de leurs interventions.


Mettez en place votre comptabilité et vos outils de gestion

• Selon le régime fiscal de votre entreprise, les obligations comptables seront plus ou moins importantes.
Vous devrez donc vous procurer un certain nombre de livres comptables (documents "papiers" ou "informatiques") :

Livres comptables

Obligatoires pour :

• Journal des recettes

• les entreprises soumises au régime de la micro-entreprise

• Registre des achats

• les entreprises soumises au régime de la micro-entreprise (micro-BIC)

• Livre journal

• la majorité des entreprises soumises à un régime réel d'imposition

• Grand livre

• les entreprises commerciales ou artisanales soumises à un régime réel d'imposition

• Livre d'inventaire

• les entreprises commerciales soumises à un régime réel d'imposition

• Registre des immobilisations et des amortissements

• les professions libérales soumises à la déclaration contrôlée


• Par ailleurs, la mise en place d'outils de gestion vous permettra :

- de comparer vos réalisations par rapport à vos prévisions et d'analyser les écarts pour corriger le tir,
- de répondre, en temps et en heure, aux échéances diverses : administratives, financières, sociales, fiscales, contractuelles, etc.,
- de mettre en place des outils qui permettront à la fois de suivre votre activité et d'effectuer votre comptabilité,
- de préparer l'avenir en prenant des décisions de stratégie qui vous permettront, soit de corriger la trajectoire, soit de développer votre activité.
Pour plus de précisions, reportez-vous à l'espace Nouveau chef d'entreprise du site de l'APCE.

A noter ! Le recours à un expert-comptable est vivement conseillé. Il existe également un certain nombres d'outils (logiciels, comptabilité en ligne produites par les éditeurs ou comptabilité en ligne intégrée dans une prestation de services d'experts-comptables) qui facilitent la saisie des écritures comptables et l'édition des comptes de l'entreprise.


Planifiez

Cette fonction très importante consiste à établir une organisation dynamique permettant d'identifier les temps consacrés aux différentes tâches de votre métier de chef d'entreprise " produire - vendre - gérer ", mais aussi veiller à conserver des temps pour la réflexion et pour la vie personnelle.

Il est primordial de ne pas laisser déborder une fonction sur une autre ! Toutes les fonctions ont une pareille importance. Vous serez sans doute tenté de privilégier la satisfaction de votre clientèle... mais ne négligez pas le temps passé à la facturation, aux courriers, à l'administration...
Du temps pour vendre et pour gérer ! Une journée normale de travail ne dure pas 24 heures ! Il faut prévoir les temps de déplacement, temps pour réfléchir et faire le devis quand on rentre chez soi, temps pour rappeler le client, etc.

Les outils à mettre en place : un agenda, un plan de travail hebdomadaire dans lequel des plages sont déjà réservées de manière irréversible à des travaux "administratif ", etc.

En savoir plus

Les premiers mois d'activité

Le moment que vous attendez depuis longtemps est arrivé : vous allez pouvoir démarrer votre activité !
L'objectif de cette rubrique est de vous apporter un minimum de connaissances et de conseils pour que cette étape se passe dans de bonnes conditions. Mais nous vous recommandons vivement d'approfondir le sujet en consultant les informations et documents pratiques que l'APCE met régulièrement à votre disposition dans l'espace Nouveau chef d'entreprise de son site.

Durant les premiers mois de votre nouvelle activité, vous allez donc  :
- découvrir et vous familiariser avec un nouveau monde, celui de l'entreprise et de son environnement,
- mettre en oeuvre les moyens et procédures qui vous permettront de contrôler l'efficacité commerciale et administrative de l'entreprise.

Vous allez devoir, notamment :


Concevoir et mettre en place vos actions commerciales

Vendre représente désormais le premier objectif de votre entreprise !

A partir des actions commerciales que vous avez définies dans votre dossier de création, il convient maintenant :

• de détailler leur contenu en vous remémorant l'objectif de chacune d'entre-elles,

• de vous doter d'un outil (tableau de bord) qui vous aidera :
- à définir les différentes phases de chaque action et le temps à y consacrer,
- à vérifier que leur coût est bien en adéquation avec le budget que vous avez prévu d'y consacrer.
C'est important, car suivre l'effet de chaque action permet d'identifier celles qui ont le meilleur ratio "coût/temps/efficacité".

Les actions de communication ont pour but de vous aider à atteindre vos objectifs commerciaux. Si elles sont efficaces, elles doivent, en toute logique, générer une croissance de l'activité.
Mais attention, la croissance n'est pas toujours synonyme de réussite ! Elle peut se retourner de manière redoutable contre vous - en phase de démarrage - si vous vous retrouvez "dépassé" après la parution d'articles dans la presse, après un mailing ou une petite campagne publicitaire.
En effet, à ce stade de son développement, votre entreprise n'a pas forcément la trésorerie nécessaire pour faire face à un accroissement brutal de son activité avec toutes les conséquences que cela implique : embaucher rapidement, acheter de nouveaux équipements, etc.
D'où l'utilité de préparer et tenir à jour avec soin un plan de trésorerie.

Il convient donc de respecter quelques principes avant de lancer une action de communication :

• Attendre que le produit ou le service soit parfaitement mis au point. En effet, un client insatisfait génère une contre-publicité qui peut faire perdre des parts de marché et plusieurs années de profit !
• Ne pas faire de publicité si vous n'avez pas encore fixé le prix de vente.
• Ne pas engager une politique de communication sans être sûr d'avoir les moyens de suivre la demande. Il n'y a rien de plus négatif que des retards de livraison... ou de ne pas offrir le service prévu !
• Ne pas communiquer vers le consommateur avant d'être sûr de maîtriser un niveau de distribution efficace. Il faut que le consommateur puisse trouver le produit qu'on lui propose à proximité de chez lui. Il n'ira pas le chercher au-delà d'un périmètre acceptable (sauf très rares exceptions).

Ne pasacheter "d'espace publicitaire" trop tôt avant l'ouverture. Laissez à votre entreprise le temps de démarrer... Il y a toujours une part d'imprévu qui retarde le bon fonctionnement de l'activité. Il est donc préférable de procéder à une inauguration officielle ou à l'insertion d'un article dans la presse, lorsque l'on est sûr de pouvoir satisfaire sa clientèle.

• Tenir compte de la saisonnalité réelle ou supposée du produit ou service proposé et communiquer régulièrement, au minimum deux fois par an (seuil minimal d'efficacité de la communication).

Pour en savoir plus sur les actions commerciales, consultez :
- l'étape Etude de marché : Se faire connaître, Déterminer sa stratégie,
- l'espace du site de l'APCE consacré au nouveaux chefs d'entreprise, rubrique "Vendre".


Faire face à des échéances fiscales et sociales, et pour cela, comprendre les principes qui régissent la fiscalité de l'entreprise

TVA, TP, IS, IR, régime micro-entreprise, régime réel, franchise en base, taxe sur les salaires, ..., la création de votre entreprise va vous entraîner dans un nouvel univers... qui peut paraître incompréhensible, voire effrayant, pour un non-initié !

Le "métier" de chef d'entreprise suppose de prendre à tout moment un certain nombre de décisions d'ordre fiscal.
Pour éviter de vous laisser surprendre et être en mesure de dialoguer avec les administrations concernées, il est indispensable de connaître et de comprendre les principes de base qui régissent la fiscalité des entreprises et les obligations comptables qui en découlent.

De manière très schématique, il faut savoir que la majorité des entreprises sont soumises à trois grands types d'imposition :

• L'imposition de ses bénéfices

Toute la complexité du système d'imposition des bénéfices de l'entreprise tient au fait que l'on confond généralement deux choses :

• le type d'imposition : imposition sur le revenu (IR) ou imposition sur les sociétés (IS), qui dépend de la structure juridique choisie,

• le mode dedétermination du bénéfice imposable :
- régime de la micro-entreprise,
- régime du bénéfice réel, pour les commerçants et artisans qui réalisent des "Bénéfices industriels et commerciaux" (BIC),
- ou régime de la déclaration contrôlée, pour les professions libérales qui réalisent des "Bénéfices non commerciaux " (BNC),
Ce mode de détermination du bénéfice dépend, d'une part de la structure juridique choisie, et d'autre part de l'importance du chiffre d'affaires prévisionnel de l'entreprise.
Les obligations comptables des jeunes entreprises en découlent.

Pour en savoir plus, se reporter :
- à la partie du site consacrée au choix du statut juridique - Conséquences fiscales,
- à l'espace du site de l'APCE consacré aux nouveaux chefs d'entreprise, rubrique "Comprendre la fiscalité".

• La contribution économique territoriale (CET)

Cette contribution remplace à compter du 1er janvier 2010 la taxe professionnelle. Elle est composée :
- de la cotisation foncière des entreprises (CFE) qui reprend une grande partie des dispositions de l'ancienne taxe professionnelle,
- et, de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) qui remplace la cotisation minimale de taxe professionnelle.
Il s'agit d'un impôt local, contribuant au financement des charges des collectivités locales, perçu à compter de l'année qui suit celle de la création. En effet, la CET n'est pas due entre la date de création de l'entreprise et le 31 décembre de cette même année.
Les taux applicables sont définis par les collectivités locales concernées. Le taux global varie donc d'une commune à une autre.

La TVA

C'est un impôt "indirect" sur la consommation, qui atteint, en principe, tous les biens et services consommés ou utilisés en France. Les entreprises jouent un rôle de collecteur d'impôts pour le compte de l'Etat : elles facturent la TVA à leurs clients et la reversent ensuite au Trésor, déduction faite de la TVA payée sur les achats constitutifs de son prix de revient.

Selon les cas, les entreprises peuvent également être soumises à certaines taxes complémentaires : taxe sur les salaires, taxe d'apprentissage, taxe sur les véhicules de société, etc.

Pour en savoir plus sur la fiscalité, se reporter à l'espace du site de l'APCE consacré aux nouveaux chefs d'entreprise, rubrique "Comprendre la fiscalité".

Connaissez-vous les mesures d'exonération de ces différents impôts ? En cas de réponse négative, faites un "retour en arrière" et consultez les fiches techniques de l'étape 6 : Les principales aides fiscales


Contrôler la montée en régime de votre entreprise, en observant un certain nombre de principes de gestion

Les études réalisées sur la création d'entreprises montrent que parmi les causes de défaillance des entreprises nouvelles, deux sont particulièrement significatives :

l'insuffisance des capitaux propres, qui rend l'entreprise très vulnérable en cas de croissance plus rapide que prévu ou de modifications brutales par rapport aux prévisions :
- manque de fonds de roulement,
- constitution de stocks trop importants,
- allongement des délais de paiement,
- défaut de paiement des clients,
- perte brutale d'un client, ...

• des charges fixes trop élevées par rapport au chiffre d'affaires, une méconnaissance des prix de revient, des amortissements, frais généraux et frais de personnels trop élevés.

On ne le répètera donc jamais assez : pour se donner les meilleures chances de réussite, il est indispensable :

• d'observer un minimum de principes de gestion :
- limiter les frais fixes,
- avoir une parfaite connaissance des prix de revient,
- surveiller les postes clients et fournisseurs, les stocks et les investissements,
- vérifier l'application de sa politique commerciale,

• et de contrôler en permanence la réalisation des prévisions par des outils de gestion adaptés.


Et puis réagir rapidement en cas de difficultés !

Pour cela, suivez les conseils que vous donne l'APCE dans son espace Nouveau chef d'entreprise : Prévenir et traiter les difficultés.



C'est à vous de jouer maintenant !
L'équipe de l'APCE vous souhaite bonne chance et vous donne rendez-vous dans l'espace Nouveau chef d'entreprise de son site internet

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